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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
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Au cours de leur carrière, et du fait des moyens réduits dont ils disposaient en live, les Beatles ont donné le meilleur d'eux même principalement en studio. Ils en ont profité pour révolutionner les techniques de l'époque et marquer au fer rouge des générations de musiciens grâce à leurs innovations.

Révolution en studio


Mais les équipes d'Abbey Road se rendirent vite compte qu'elles pouvaient aller encore beaucoup plus loin, encouragées qu'elles étaient par les exigeances toujours plus complexes des Fab Four.

Ainsi, la grande innovation que permirent les magnétophones 4-pistes fut d'artificiellement augmenter le nombre de pistes utilisables en faisant des espèces de "transferts" d'un magnétophone à l'autre.

Explications.
Une fois que les 4 pistes d'une bande avaient été remplies, on copiait cette bande sur un second magnétophone en "amalgamant" les 4 pistes de la première bande sur la première piste de la seconde. Ainsi, on se retrouvait avec une seconde bande neuve dont trois pistes restaient vierges pour de nouveaux sons et dont la piste 1 était le mélange des 4 pistes remplies de la première bande. On répétait l'opération jusqu'à ce que l'on considère l'arrangement terminé. Mais evidemment, il fallait rester prudent et parcimonieux, parce qu'à chaque "transfert" on perdait une génération de qualité d'enregistrement...

Mais sans cette technique, des enregistrements aussi "touffus" et compliqués que I Am The Walrus ou Strawberry Fields Forever n'auraient pas sonné aussi "propres" et le son des différentes couches de son n'aurait pas été aussi net.

C'est ce que l'on appelle le "bouncing", ou le "ping-pong"; le personnel technique d'Abbey Road appelait cela des "reduction mixdowns".

Par exemple, pour la chanson Hello, goodbye en 1967, le procédé fut répété 4 fois, le maximum que l'on pouvait s'autoriser sans qu'il y ait trop de dégradation dans le son.

Voilà comment Geoff Emerick a compartimenté les sons sur la bande 4-piste finale et comment il a placé les pistes dans l'image stéréo (vous pouvez le vérifier avec un casque) :
    PISTE 1 : batterie (Ringo)/piano (Paul)/Maracas (George)/Orgue (John). Ce furent les premières sources enregistrées sur les 4 pistes de la première bande et qui furent "amalgamées" sur une seule piste. C'est ce que l'on appelle la "basic track", colonne vertébrale de tout le reste. La piste est placée totalement à gauche dans le mixage stéréophonique.

    PISTE 2 : Basse (Paul). Seule donc. Elle est placée pile au milieu de l'image stéréo.

    PISTE 3 : Voix de Paul multipliée par deux, c'est-à-dire Paul qui chante avec lui-même (magie des overdubs donc). Placée au milieu.

    PISTE 4 : Violons/riffs de guitare électrique(George et Paul)/Choeurs (John, Paul et George). Piste placée totalement à droite dans la stéréo.
Ce sont les Beatles qui les premiers utilisèrent deux magnétophones 4-pistes en synchronisme. La chose n'avait jamais été tentée avant parce qu'on pensait que ce n'était pas possible. Lors des séances pour A Day In The Life en 1967, c'est comme cela qu'on enregistra l'orchestre phénomenal qui fait cette montée apocalyptique. L'orchestre fut enregistré sur les 4 pistes vierges d'une bande pendant que l'accompagnement et les voix des Beatles tournaient sur la bande 4-pistes préalablement enregistrée d'un second magnétophone.
Les deux machines étaient synchronisées par une fréquence émise de la première vers la seconde, et le système marchait une fois sur deux, ce qui explique le léger désynchronisme entre l'instrumentation des Beatles et celle de l'orchestre au moment où celui-ci paraît.

L'année 1967 est sans doute l'année de toutes les surrenchères en matière de trucages sonores. On peut parler du Vari-speed, qui n'est pas une substance illicite, mais simplement le bouton du magnétophone qui pouvait faire varier la vitesse de défilement de la bande. Ainsi, si on enregistrait une voix en faisant tourner le magnéto plus lentement que la normale, la voix s'en trouvait réhaussée et le timbre devenait plus aigu, plus juvénile aussi. Personne n'y avait pensé avant! C'est exactement ce que l'on fit pour la voix de John sur Lucy In The Sky With Diamonds.

C'est en 1968 que les studios d'Abbey Road se mirent aux 8 pistes. A peu près 3 ans après les studios américains !
Voilà encore un détail qui paraît incroyable avec le recul : les Beatles se servaient à l'époque d'un équipement qui était très, très loin d'être le meilleur sur le marché; en partie à cause de la politique "frileuse" et plutôt pingre de EMI Records Ltd. Il est donc d'autant plus stupéfiant aujourd'hui de constater que les productions qu'ils élaboraient alors sonnent aussi "pointues", aussi claires, surtout si on les compare à celles que les Rolling Stones (au hasard) supervisaient aux USA au même moment !

Une petite partie du Double Album blanc fut donc enregistrée sur 8 pistes (nommément Helter skelter, Dear Prudence, Honey Pie, I'm so tired).

Mais c'est justement à ce moment-là de leur carrière que les Beatles décidèrent de revenir vers quelque chose de plus simple et de moins sophistiqué au niveau des arrangements... Ironie des choses...

En tout cas, les années 1966 et 1967 avaient à jamais marqué l'Histoire de l'Enregistrement du Son, et leurs effets allaient durablement se faire sentir dans toute l'Industrie du Disque et changer à jamais la façon même d'envisager le travail en studio.

Meek - Octobre 2001
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