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Au cours de leur carrière, et du fait des moyens réduits dont ils disposaient en live, les Beatles ont donné le meilleur d'eux même principalement en studio. Ils en ont profité pour révolutionner les techniques de l'époque et marquer au fer rouge des générations de musiciens grâce à leurs innovations. |
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Les magiciens du studio
On peut dire que c'est à partir d'avril 1966 et le
début des séances pour Revolver, que le groupe cessa
de n'être qu'un groupe de scène, efficace certes mais
au dispositif plutôt simple, pour se métamorphoser en
groupe d'artistes réels, de créateurs inspirés,
impressionnistes.
Dès lors, ils transformèrent le studio, jusqu'ici
endroit plutôt lugubre, austère et pour tout dire
coincé (avec horaires de séance très
stricts/ingénieurs vêtus de blouses blanches/demande
de permission écrite pour tout et n'importe quoi) en
atelier de création libre, façonnant leurs sons et
leurs voix avec l'aide d'au moins 4 personnes :
 George MARTIN bien sûr. Producteur, arrangeur, chef
d'orchestre, pianiste compositeur et ex-élève de la
très British Royal Academy of Music. C'est lui qui
traduisait en partitions ce que les Beatles désiraient
entendre de la part des cordes, des cors anglais, des
trompettes ou de tout autre instrument. En effet,
aucun des Beatles ne savait lire ou écrire la musique,
aucun d'eux n'avait appris le solfège; Lennon et
McCartney, en autodidactes surdoués, faisaient tout à
l'oreille, à l'instinct. Lorsqu'ils souhaitaient des
violons ou des trompettes, il chantonnaient ce qu'ils
voulaient à l'oreille de Martin et celui-ci écrivait
les notes. George Martin était également le
"convertisseur" des idées sonores souvent confuses
d'un Lennon en termes techniques compréhensibles par
les ingénieurs du son. Il vérifiait la justesse du
tout, pointait les couacs et corrigeait ce qui ne
passait pas.
 Geoff EMERICK, ingénieur du son. Il forma rapidement
avec George Martin un duo de choc. Ils travaillèrent
en binôme pendant de très longues années. C'est lors
des séances de Revolver que Geoff fit ses débuts
d'ingénieur du son en chef auprès des Beatles, alors
qu'il n'avait que 20 ans (impensable aujourd'hui).
C'est lui qui fut l'artisan de la plupart des trucages
sonores de Revolver et de Sgt Pepper. Il demeura
d'ailleurs fidèle à Paul McCartney, jusqu'à
aujourd'hui.
 Phil McDONALD, également ingénieur du son, entra en
collaboration technique avec les Beatles lors des
séances de Rubber Soul et devint un peu plus
prépondérant par la suite, jusqu'à être omniprésent
lors de l'enregistrement d'Abbey Road, au même titre
que Geoff Emmerick. Il devait quant à lui faire un bon
bout de chemin aux côtés de George Harrison et de John
Lennon pour leurs albums solo respectifs du début des
années '70.
 Ken SCOTT et Chris THOMAS, toujours ingénieurs du son, furent assez importants lors des séances de l'Album
Blanc, durant lesquelles ils durent à plusieurs
reprises remplacer un George Martin très occupé
ailleurs. Bien après, Thomas devint l'ingénieur
fétiche d'Elton John.
On peut aussi évoquer la présence lors des séances
d'Abbey Road d'un alors tout jeune assistant technique
du nom d'Allan PARSON, et qui devait par la suite
faire beaucoup parler de lui grace à son Project.
Meek - Octobre 2001
© LucyInTheWeb
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