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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française


La séparation des Beatles marquait la fin des Sixties et élevait le groupe au rang de mythe.
Beaucoup d'encre a coulé à son sujet, pour vous Lucy tente d'en expliquer les véritables raisons.

1965 : Premières fissures


1965 : Période de doute personnel pour John Lennon

Les six derniers mois de l'année 1965 virent arriver une période de doute personnel pour John Lennon, sans grand lien avec le groupe à proprement parler.

C'est une période habituelle dans la vie de quelqu'un qui vient d'accomplir quelque chose d'important depuis longtemps rêvé : une petite dépression normale après la réalisation d'un rêve en quelque sorte. Les Beatles voulaient être plus grands que qu'Elvis. Ils y étaient arrivés. Lennon a sans doute à ce moment-là ressenti le vertige et la tristesse de celui qui se retrouve tout en haut.

En d'autres termes, on peut dire qu'il s'agit d'un signe annonciateur de cette insatisfaction chronique que Lennon éprouvera vis-à-vis de son statut de Rock Star, statut superficiel qui ne lui apporte visiblement pas les réponses attendues.

Ce détachement précoce a sans doute joué un rôle dans les premières "craquelures" de l'édifice Beatles. On commence à percevoir clairement ici la recherche "lennonesque" d'une réponse quasi méthaphysique à sa vie artistique (Lennon était avant tout un grand animal mental). Question à laquelle, déjà, l'entité "Beatles" ne lui apportait aucune réponse, malgré ce succès incroyable et dont il n'avait même pas osé rêver.


PAUL : Je pense que "Help! "reflétait l'état d'esprit de John. Il se sentait un peu étouffé par le phénomène Beatles.

JOHN : Je ne m'en étais pas rendu compte à l'époque (...) mais j'ai compris plus tard que je criais vraiment au secours. "Help!" parlait de moi, même si c'était d'une manière poétique.(...) Ce phénomène Beatles allait au-delà de tout entendement. Je mangeais et je buvais comme un porc, dégoûté de moi-même, et dans mon subconscient, j'appelais au secours. Ce fut ma période Elvis gros. (...) Bref, j'étais gras et déprimé et j'appelais au secours. C'est la vérité.



Ennui de Ringo Starr en studio...

On peut aussi remarquer, au moment des séances pour l'album Rubber Soul, lorsque les Beatles se mettent à "réfléchir" un peu plus, un certain ennui poindre chez Ringo Starr, pour qui rien ne vaut un bon vieux groupe qui fait du Rock sans se prendre la tête...

RINGO : Plein de choses changeaient à ce moment-là - nos comportements, nos vies - et d'une certaine manière les séances de Rubber Soul ont été le début de la fin. On faisait des trucs super, c'était un vrai plaisir d'être en studio et le résultat était excellent, mais ça devenait de plus en plus long, ça bouffait de plus en plus d'espace et, au bout de cinq ou six années, j'en ai eu marre du studio aussi.
En 65, je venais de me marier et j'allais tous les jours à Abbey Road en voiture. Je crois que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à ne plus aimer le studio. On entrait la-dedans par une belle journée et quand on en ressortait la journée était terminée.









MeeK - Coyote & Krystel
Mai 2002
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