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On s'est tous demandé un jour si les Beatles children allaient prendre la succession de leur père au sein du groupe... Lucy met aujourd'hui en lumière les rejetons de nos Fabs, qui suivent des voies pas si éloignées de ce qu'on aurait pu imaginer ! |
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Stella McCartney (1972)
Née le 13 septembre 1972 à Londres, Stella est la seconde fille de Paul et Linda McCartney. Comme ses sœurs Heather (née du précédent mariage de Linda), Mary et son frère James plus tard, Stella suit une scolarité normale dans une école de l'Est du Sussex, entrecoupée par les tournées mondiales que ses parents effectuent avec les membres du groupe Wings.
L'univers de la mode passionne très vite la jeune Stella. Pourtant elle "tombe dedans" un peu par hasard.
Son esprit d'indépendance (Paul dira que Stella est une jeune fille avec un caractère assez fort et imposant) se fait ressentir alors qu'elle travaille d'arrache pied dans un restaurant comme plongeuse afin de pouvoir s'acheter les vêtements dont elle a envie.
A 15 ans, elle travaille avec Christian Lacroix pour sa première collection et passe plusieurs années à étudier son métier. Elle travaille dans un petit appartement près du quartier de Notting Hill de Londres. Elle présente alors son premier défilé (pas moins de 120 modèles différents) devant plus de 2 000 personnes. Il a lieu à Paris sans avoir eu aucune publicité ou campagne de promotion auprès de la presse spécialisée.
Elle décroche facilement une place à l'Ecole Centrale des Beaux-arts de St Martin pour étudier la mode. Mais Stella y est victime de brimades. Durant une de ses expositions elle est traitée de "fille à papa" ; on lui reproche d'être entrée dans l'école par le biais de son père.
Quelques mois après, en 1995, au cours de la cérémonie de remise de diplômes, Stella est huée et traitée de "petite fille de riche gâtée" quand elle remercie ses amies Kate Moss et Naomi Campbell d'être venues la soutenir et la féliciter et que ses parents sont au premier rang dans la salle.
Mais Stella ne tient pas compte de ces remarques et autres pointes de jalousie, elle décide de se battre d'autant plus pour s'imposer dans cet univers difficile qu'est la mode. Elle veut réussir et fait tout pour y arriver.
Ses efforts sont rapidement récompensés, puisque la collection qu'elle présentait alors dans son école est entièrement achetée par la boutique "Tokio" installée à Londres.
C'est en 1997, alors qu'elle a tout juste 25 ans, que le groupe Vendôme, société mère de la firme française Chloé, la remarque et fait appel à ses services pour succéder à Karl Lagerfeld.
Elle part alors s'installer dans la capitale mondiale de la Haute-Couture, Paris. Elle a pour mission de donner un nouveau souffle à la société dont les deux dernières saisons furent mal appréciées du public. Le style de Stella se rapproche beaucoup de la mode du milieu des années 70. Elle s'inspire beaucoup des vêtements que portait sa mère Linda (un style très féminin, robes sexy, dentelles, tissus vaporeux et accessoires romantiques).
Dès l'arrivée de Stella dans la maison Chloé et durant les 3 années où elle y travaille, les ventes vont être multipliées par 5 et n'ont jamais été aussi élevées en 35 ans d'existence de la marque !
Elle instaure un nouveau style très jeune (elle se bat pour faire porter ses tee-shirts aux mannequins) très apprécié du public. Mais avant tout, elle veut que l'on associe son talent à son prénom et non au nom de son père.
On apprend par la suite que sa reconnaissance par le Président de la maison Chloé n'y est d'ailleurs pas liée puisqu'après son embauche, il avouera que ce n'était pas son nom qui fit pencher la balance en sa faveur (alors qu'il y avait 41 candidats) puisqu'il était persuadé qu'elle se nommait McCarthy !
Exposée à Paris en octobre 1997 sa première représentation pour la maison Chloé dissipe vite les doutes des professionnels de la mode sur son talent incontestable. Sa collection toute en sensualité et romantisme s'avère être un franc succès.
Après la mort de sa mère, le 17 avril 1998, Stella accentue son combat contre la maltraitance des animaux et l'utilisation du cuir et de la fourrure. Cet engagement pour les animaux est d'ailleurs écrit noir sur blanc sur son contrat : elle ne doit pas être contrainte à utiliser le cuir ou la fourrure pour ses créations.
Stella aura même un grand succès avec sa collection montrant de nombreux vêtements ornés de dessins et photos de chevaux.
Même si Chloé confectionne toujours des vêtements et accessoires en cuir et fourrure, Stella ne veux pas les voir. Elle a même réussi à faire admettre que durant les défilés, les chaussures portées par les mannequins soient en vinyle ou plastique et les accessoires en tissus ou raphia.
Un mois plus tard elle s'associe avec PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) pour réaliser une vidéo défendant les droits des animaux.
Karl Lagerfeld (dont elle avait pris la place chez Chloé), l'accuse d'hypocrisie concernant cette campagne pour les droits des animaux. Dans la vidéo de Stella, il est clairement dépeint la brutalité des abattages des animaux destinés à être utilisés pour leurs cuirs et leurs fourrures. Elle y attaque ouvertement des créateurs comme : Fendi, Dolce et Gabbana, Christian Dior et même Gucci… Lagerfeld l'accuse d'être "grotesque" de dénoncer ces "actes" alors qu'elle travaille elle-même pour Gucci et bénéficie de l'argent rapporté par les ventes astronomiques de ces articles par l'empire italien !
La disparition de sa mère accable Stella. Elle doit puiser au plus profond d'elle même pour maintenir son cap et ne pas entacher la confiance et la foi que sa mère éprouvait. Elle change son style pour privilégier une mode plus "funky", branchée et devient vite adorée chez les jeunes. Comme elle l'explique, elle aime le luxe associé au non-luxe comme assembler une robe du soir à paillette avec une veste en jean…
En avril 2000, la rumeur voit Stella quitter Chloé pour la maison Gucci. Mais l'amour et le respect des animaux inculqué par ses parents l'incitent à ne pas accepter de signer chez l'empire italien qui veut lui faire travailler du cuir et de la fourrure pour sa prochaine collection. Elle coupe court aux rumeurs en reconduisant son contrat chez Chloé.
En septembre de la même année elle est nominée comme nouveau membre de la "Vegetarian Society" promouvant la reconnaissance du végétarisme au Royaume-Uni. Elle y rejoint son père alors qu'il y est membre depuis 1995. La société s'étant rapprochée de Stella après la mort de sa mère afin de lui demander de prendre sa place au sein de la société, elle accepte avec honneur et émotion.
Un mois après elle dévoile une audacieuse collection où l'on peut admirer des mannequins défiler en petites culottes noires moulantes ornées de l'inscription "WET" (humide) assorties de tee-shirts sur lesquels on peut lire "SLIPPERY WHEN WET" (glissant quand humide) ! Au premier rang son père et sa nouvelle fiancée Heather Mills, ainsi que Chrissie Hynde (grande amie de la famille McCartney), Dennis Hopper en famille ou encore Peter Blake qui n'est autre que l'artiste qui réalisa la pochette de l'album "Sergent Pepper Lonely Hearts Club Band" des Beatles ! A la fin de la représentation Stella est ovationnée par l'assemblée, elle apparaît moulée dans un jean et une casquette visée sur la tête montrant le signe de la paix alors qu'en fond sonore on peut entendre le speaker clamer "All you need is love".
La même année elle recevra de la part de VH1/Vogue le prix de "Designer de l'Année".
En avril 2001, soit exactement un an après avoir démenti son entrée dans la maison Gucci, la firme italienne confirme qu'un contrat a bien été signé avec Stella, dans le but de lui offrir son propre label en tant que marque mondiale de Luxe. Cette fois la rumeur est bien fondée. Effectivement, Stella quitte Chloé et se lance dans le monde de la mode en créant sa propre "étiquette" avec l'aide de Tom Ford, directeur artistique de Gucci.
C'est Phoebe Philo (une amie qu'elle a connu à l'école St Martin), son fidèle bras droit, qui reprend la succession de Stella chez Chloé. Stella et Phoebe sont de grandes amies et ne manquent pas de sortir ensemble dès qu'elles le peuvent.
Stella ne perd pas pour autant son sens de l'humour, elle déclare aux journalistes en rigolant : "si ma société tourne mal, je pourrais peut-être me retrouver styliste chez Zara" (magasins de prêt-à-porter de grande distribution).
Tom Ford lui donne carte blanche. Elle est entièrement indépendante tout en étant sous l'égide de Gucci. La maison Gucci ne l'aide qu'au niveau de la logistique et de la production, mais la création c'est uniquement Stella, entourée de son équipe.
Elle en profite pour s'installer définitivement à Londres où elle se sent plus "chez elle" qu'à Paris. Elle installe ses nouveaux bureaux sur Golborne Road dans une ancienne chapelle désaffectée. Elle investit 1 million de Livres pour la convertir en un grand espace qui tient lieu d'atelier de confection, de bureaux ; elle a également dans l'optique d'y faire construire un restaurant indien. Au bout de cette route, il y a l'avenue où plus jeune elle passait ses journées dans les magasins de fripes puisant son inspiration.
Stella doit désormais se trouver un style propre. Se forger une image de marque distinctive de sa personnalité. Mais elle s'impose de garder le naturel et la spontanéité qui la caractérise.
Quand les journalistes lui demandent pourquoi elle ne diversifie pas ses collections en créant des vêtements pour hommes, elle rétorque le plus naturellement possible : "Comment pourrais-je ? Je ne suis pas un homme, je n'ai pas de… bite."
La marque Stella McCartney devient internationale ; la société est basée à Londres, les vêtements sont fabriqués en Italie, elle expose à Paris et bientôt Tokyo. Et le 23 avril 2001 le groupe Gucci et Stella annoncent la nomination de James C. SEUSS comme Président Directeur Général de la marque Stella McCartney, il prend ses fonctions le 23 mai 2001.
Un point noir vient cependant légèrement entacher l'ascension fulgurante de Stella : un designer londonien (Clay O'Shea) l'accuse d'avoir copié ses modèles "Cockney". Au cours d'une exposition à Paris, en octobre 2001, (où l'on a pu être étonné de voir des sacs à main en forme de guitares électriques multicolores en hommage à son père), elle aurait présenté des modèles de tee-shirts portant des inscriptions appelées "Cockney" alors que son créateur les avaient mis en vente dans la boutique "Harvey Nichols and The Cross" l'été précédent, et de nombreuses personnalités les avaient portés et ils avaient été vus dans les pages de magazines tels Nova. Un porte parole de la marque Stella McCartney nie ces accusations, reconnaissant tout de même que Stella y avait effectivement songé un temps mais ne l'avait pas fait. Pourtant, durant cette exposition, elle présente effectivement des tee-shirts portant l'inscription "Bristols" et des pantalons aux revers griffés "trouble and strife", les slogans "Cockney".
Outre les vêtements et accessoires, Stella diversifie depuis peu son activité puisque le groupe Gucci attribue à "Yves Saint Laurent Beauté" une licence à long terme pour développer, fabriquer et distribuer des parfums et produits cosmétiques pour la marque Stella McCartney.
En septembre 2000, elle s'était associée au chocolatier Chrabonnel et Walker pour produire une boite de chocolats en édition limitée pour une œuvre de charité. Stella choisit elle-même les chocolats présentés dans une boite recouverte de toile de jean Chloé ultra-chic avec les mots "EAT ME" (mangez-moi) brodés en fils d'or. Les gains ont été entièrement reversés pour la ligue contre le cancer du sein.
Stella est très appréciée dans le monde du show-biz et de la jet-set Londonienne. On lui prête de nombreuses relations sulfureuses avec Lenny Kravitz notamment (alors qu'elle sortait d'une relation de plusieurs années avec Nick Hilmer, un promoteur) ou en septembre 2000 avec Ollie Buckwell, producteur de disques. Depuis plus récemment, elle entretient une relation avec Alasdhair Willis, grand créateur de papiers-peints.
Elle compte de nombreuses relations parmi les stars. Elle a comme amies proches Liv Tyler, Cameron Diaz, Kate Moss, Nicole Kidman, Victoria Beckam, Naomi Campbell et surtout Madonna (pour laquelle elle dessine et conçoit sa robe de mariée pour son union avec Guy Ritchie en décembre 2000, ainsi que la robe de demoiselle d'honneur de Lourdes, sa fille).
Mais ce qui fait le succès de Stella, c'est surtout le fait qu'elle touche un public plus large qui s'identifie étroitement à ses collections.
Comme le dit Milan Vokmisovic (directeur artistique de "Colette", un magasin de vêtements parisien), "les tee-shirts de Stella font l'effet d'une baguette de pain fraîchement sortie du four… ", un vrai régal !
Plus d'infos : www.stellamccartney.com
Biographies :
Cal (Familles McCartney, Jason, Lee)
Sébastien (Dhani, Zak, Sean)
Krystel & Coyote (Julian, illustrations)
Novembre 2002
© LucyInTheWeb
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