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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
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Réédition du film Help! en DVD
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Entrez dans le monde des Beatles !
Cette rubrique a pour but de vous offrir une vision synthétique de ce que fut la vie des Beatles et de leur entourage, et de vous faire entrevoir dans quelle mesure leur oeuvre s'en est trouvée influencée.

Paul McCartney (1942) Imprimez cet article

Le tournant


En 66, les Beatles s’orientent clairement vers le travail studio avec l’enregistrement de « Revolver », dont aucun titre ne sera repris sur scène. La ligne basse de Paul obtient notamment un traitement spécial, car elle est enregistrée sur une piste à part afin de lui obtenir plus d’ampleur. Ce dernier signe encore une fois de très belles chansons, telles « Eleanor Rigby », « For No One » ou « Got To Get You Into My Life ».

La tournée mondiale qui s’ensuit est jonchée d’incidents, outre le fait que le son scénique est totalement inaudible par le groupe lui-même, tout ceci concourt à la décision du groupe d’arrêter définitivement les tournées, sous l’impulsion de John et George. Paul accepte cette décision malgré son goût immodéré de la scène.

Le groupe s’accorde alors une pause pour souffler, Paul en profite pour effectuer un safari au Kenya (accompagné de Mal Evans, le fidèle assistant du groupe), et composer la bande originale du film « The Family Way ». Il lui vient alors une nouvelle idée de projet pour relancer le groupe, dont il rappelle aussitôt chacun des membres. Il leur expose l’idée « Sgt Pepper’s Lonely Heatrs Club Band », dont les Beatles prendraient l’identité, le temps d’un album conceptuel s’organisant autour d’un show. Les Beatles entrent ainsi en studio où Paul prend véritablement la tête du groupe, devant un John effacé malgré ses bons apports, George qui ne place qu’un titre, et Ringo qui joue aux dames avec Mal Evans ! Pour « A Day In The Life », le tandem choc se retrouve comme aux premiers jours, Paul apportant, outre le break manquant à Lennon pour soudez ses deux parties, la célèbre phrase « I’d Love To Turn You On », dirigeant également d’une main de maitre l’orchestre pour les criccendo.

L’album sort en juin 67 et devient un carton planétaire immédiat, chacun reconnaissant les qualités de compositions et d’enregistrement de cet album très novateur, compte tenu des moyens restreints de l’époque. Si Jimi Hendrix reprend le lendemain de sa sortie le titre « Sgt Pepper’s » en concert devant un Paul flatté, Brian Wilson, leader des Beach Boys, qui avait inspiré Paul avec son « Pet Sounds », ne s’en remettra pas.


A la fin de l’année 67, les Beatles jouent et produisent le film « Magical Mystery Tour », autre projet de Paul, pour lequel ils enregistrent quelques titres en guise de bande sonore. Malgré la richesse des compositions (pour Paul : « Magical Mystery Tour », « Hello Goodbye », « The Fool On The Hill »), le film diffusé au lendemain de Noël à la télévision britannique est un échec cuisant. Un scénario inexistant, des private joke sans intérêt, une retransmission en noir et blanc de ce film très coloré, tout ceci contraint Paul à présenter des excuses publiques.

Cette même année, Paul, répondant à une question d’un journaliste, reconnaît avoir pris du LSD. Assumant parfaitement ses propos, il demande au journaliste d’assumer ses questions … Les anglais habitués aux élucubrations des rock stars se montrent peu choqués de cette nouvelle, Paul, le moins consommateur des quatre, s’empresse d’ailleurs de déconseiller l’usage de drogues à son public.

En 1968, George invite le groupe à partir en Inde pour suivre l’enseignement spirituel du Maharishi Mahesh Yogi. Paul y reste un mois, puis revient en Angleterre peu convaincu, mais avec tout de même quelques nouvelles compositions sous le coude. Tandis qu’il signe coup sur coup deux standards des Beatles : « Lady Madonna » et « Hey Jude », il se lance véritablement avec John dans l’aventure Apple, nouvelle maison de disque des Beatles. Il sera ainsi amené à composer et produire pour ses poulains Mary Hopkins ou Badfinger qui connaîtront un certain succès.





Coyote & Krystel
© LucyInTheWeb - Décembre 2001


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