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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française


30 juin - 5 juillet 1966. Six jours dans la vie des Fabs.
Six jours de bruit et de fureur, six jours "ordinaires" d'une existence extraordinaire lorsqu'une heure valait un jour, un jour une semaine, une semaine un mois et un mois toute une vie !
Lucy revient sur cette tournée hors du commun.

Description du séjour à Manille


Le 3 juillet 1966, un jour avant leur show à Manille, le " Manilla Sunday Times " publia un article selon lequel les Beatles étaient invités à se joindre au Président et à Madame Marcos (ainsi que leurs trois enfants) dans leur palais de Malacanang à 11h du matin. Les Beatles n'avaient aucune connaissance de ce rendez-vous, ils n'eurent vent que d'une requête leur demandant de faire un saut au palais à 4h de l'après-midi, qu'il déclinèrent respectueusement étant donné que leur premier show démarrait… à 4h de l'après-midi ! Les Beatles déclarèrent qu'ils n'avaient jamais reçu cette invitation initiale pour 11h du matin. Arrivés à leur hôtel après un inexplicable détour par un bateau ancré dans le port de Manille, et allumant la télé, ils découvrirent une scène ubuesque, un palais où la redoutable Madame Marcos entourée de dames de compagnie et de nombreux enfants s'apprêtaient à les recevoir, entendant les commentateurs s'exclamer "ils vont arriver !" tandis qu'ils se voyaient "ne pas arriver là-bas".


A la grande surprise des Beatles, cette négligence provoqua la fureur des tyrans du Palais, et le matin suivant le concert, le Manilla Times affichait sur sa Une " Imelda (Marcos), offensée! ". Les ramifications allaient prendre un tour très sérieux. Le promoteur philippin Ramon Ramos refusa de payer les Beatles pour leur performance ! Des menaces téléphoniques d'attentat et de mort firent sauter le standard de l'ambassade britannique et déferlèrent sur les suites d'hôtel des garçons. Brian Epstein était tellement affligé de cette situation, qu'il mit sur pied une conférence de presse à l'hôtel afin de s'excuser de ce malentendu. MAIS, puisque c'était le destin de cette interview, un problème imprévu la parasita sur la quasi-totalité des écrans TV du pays. (plus d'une personne pensa que c'était probablement de nouvelles embrouilles du clan Marcos).

Le jour suivant, lorsque les Beatles s'apprêtaient à quitter le pays, Misael Vera, Chef du bureau des taxes philippines, en rajouta encore, insistant sur le fait que le groupe ne pourrait pas s'en aller jusqu'à ce que le dernier centime de taxes dues soit payé ! Bien sûr, il n'y avait strictement rien à payer.

De pire en pire, tout le dispositif de sécurité assigné aux garçons fut abandonné, les laissant extrêmement vulnérables. Ils furent littéralement bousculés, frappés en quittant leur hôtel et totalement harcelés sur le chemin de l'aéroport. Les choses ne s'arrangèrent pas arrivés là-bas, où le patron de l'aéroport avait également supprimé les mesures de sécurité pour les Beatles.


Ils allèrent jusqu'à couper le courant, pour arrêter les escaliers mécaniques, ce qui obligea les garçons à monter les marches quatre à quatre avec leurs bagages, seulement pour se retrouver face à face avec une bande de 200 philippins en colère qui les molestèrent avec brutalité. Ringo et John racontèrent ensuite comment ils trouvèrent un salut tout provisoire en s'"abritant " derrière un groupe de nonnes. George en fit de même avec un moine bouddhiste. Mal Evans et Brian Epstein furent légérement blessés. Alf Bicknell s'en tira avec une côte cassée et une blessure à la colonne vertébrale.

Quand ils finirent par s'approcher de l'avion, un imposante foule se moqua d'eux, chantant 'Beatles Alis Dayan !' (cassez-vous, les Beatles !). Une fois dans l'avion, quelques officiels gouvernementaux fêlés " décidèrent " que les Beatles n'étaient pas autorisés à quitter le pays avant d'avoir payé on ne sait quelle taxe d'aéroport. Cela entraîna 40 minutes supplémentaires d'attente sur le Tarmac. Brian Epstein, Mal Evans et Tony Barrow furent forcés de descendre de l'avion, terrorisés, retournèrent dans le terminal faire face aux autorités locales et le manager des Beatles dût signer sur le champ un chèque d'environ 18.000 dollars, soit l'équivalent de la recette de leur concert devant 200.000 personnes! Quelques minutes seulement après ce départ agité, la presse publia un discours du président Marcos, expliquant " qu'il n'y avait aucune intention de la part des Beatles d'offenser la Première Dame ou le gouvernement de la République des Philippines ". Evidemment bien trop tard pour faire le moindre bien au groupe.


Les Beatles firent le vœu de ne JAMAIS revenir, et ils s'y tinrent. Ce fut bien sûr la plus effrayante expérience de leur carrière. L'idée d'arrêter les tournées commençait à s'imposer très sérieusement. Il allèrent ensuite en Inde, où avaient été prévus quelques jours de tranquillité et de repos, mais furent accueillis à l'aéroport et à leur hôtel par les hurlements de plus de 600 fans. Ils rentrèrent en Angleterre le 8 juillet. Cinq semaines plus tard, le11 août, ils s'envolèrent pour Chicago pour démarrer leur ultime tournée américaine, qui comme nous le savons tous, généra aussi ses propres problèmes. Il est inutile de préciser que les Beatles avaient clairement besoin du break qu'ils s'accordèrent à la fin août quand ils se produirent sur scène pour la dernière fois au Candelstick Park de San Francisco.





Sources :
The Beatles Anthology - Coffret DVD
The Beatles Anthology - Le livre
Rédaction : Billy Shears
Illustrations : Geeloo, Coyote, Krystel
© lucy in the web - Juin 2003


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