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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
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Le sujet fait couler beaucoup d'encre depuis des décennies, Lucy a décidé d'y ajouter son grain de sel ! Ce dossier n'a pas pour but de présenter tous les candidats potentiels, il est simplement l'occasion pour nous de vous présenter les différents acteurs ayant contribué d'une manière ou d'une autre au mythe des Beatles.

Brian Epstein (1934 - 1967)


" Sans Brian Epstein, les Beatles n'auraient jamais existé. " (George Martin)

"Sans lui, on ne s'en serai jamais sortis, et vice-versa. " (John Lennon)



Brian Samuel Epstein est né le 19 septembre 1934, de l'union de Harry et Malka, surnommée Queenie (Malka signifie " reine " en hébreux). Enfant délicat connaissant des difficultés d'intégration à l'école, il est surprotégé par sa mère. Conscient très tôt de son homosexualité, il surmonte son appréhension du monde extérieur en s'investissant dans le théâtre. Ses frasques lui valent néanmoins quelques renvois d'établissements, et son père décide de lui confier un poste dans la boutique de meubles familiale, faisant partie du groupe NEMS (North End Music Stores).

Développant très vite des qualités de vendeur, il est promu au poste de directeur du magasin de disques appartenant au groupe NEMS, ses parents trop heureux de le voir s'épanouir enfin. La boutique NEMS se situe à Liverpool, à White chapel, non loin du Cavern Club, où, le 28 octobre 1961, un adolescent du nom de Raymond Jones lui demanda un disque intitulé " My Bonnie " de Tony Sheridan & les Beat Brothers. Après plusieurs autres demandes répétées du disque, Brian découvre après une petite recherche que ce disque avait été enregistré à Hambourg, et que le groupe accompagnant pour l'occasion Tony Sheridan n'était autre que les Beatles, originaires de Liverpool et se produisant à 100 mètres de son magasin !

La légende dit qu'il ignorait jusqu'à l'existence du groupe à cette époque, ce qui semble peu probable étant donné que le Mersey Beat, la presse musicale locale, se faisait un large écho du " meilleur combo de Liverpool ", et qu'il y tenait lui-même une chronique ! Toujours est-il qu'après avoir déniché le fameux disque, il se décida à aller voir jouer les Beatles à la Cavern le 9 novembre 1961. Il a alors véritablement le coup de foudre pour les Beatles, en qui il voit une énergie et une fraîcheur bien que n'étant que très peu amateur de rock'n roll lui-même de par son éducation bourgeoise.

Après les avoir vu se produire plusieurs fois, il envisage sérieusement de devenir leur manager, ce pour plusieurs raisons : il commence à s'ennuyer ferme à NEMS et a besoin d'un nouveau défi pour sa carrière. Pressentant le potentiel énorme du groupe et leur charisme sur scène, il a de plus un petit faible pour John Lennon, ce qui sera plus tard sujet à controverses.

Aussi, le 10 décembre 1961, après avoir convoqué le groupe à NEMS, il est décidé qu'il devient officiellement leur manager, il ne leur promet d'ailleurs pas moins que de " devenir plus célèbres qu'Elvis " ! Un contrat en bonne et due forme pour 5 ans est signé chez Pete Best le 24 janvier 1962.

Sa première tâche en tant que manager est de relooker totalement le groupe : costumes cravates remplacent les habits de cuirs à la Teddy Boy décidément trop peu vendeurs. Ils devront aussi se tenir correctement sur scène, donc ne plus manger, fumer ou jurer. Le programme des titres devient quant à lui définit pour chaque représentation. Les Beatles prennent ainsi une véritable leçon de professionnalisme après avoir gagné leurs galons de musiciens à Hambourg.

La course aux maisons de disque débute alors pour Brian qui fait régulièrement des allers-retours Liverpool-Londres. Malgré de nombreux refus, il sait jouer de son statut de vendeur de disques influent dans le Nord du pays pour convaincre. Ce sera le cas pour la firme Decca qui dépêche un émissaire à la Cavern pour aller écouter les garçons, suite à quoi ils décrochent une audition restée célèbre le 1er janvier 62. Les fameuses Decca tapes nous montrent un groupe hésitant, sans réel amplitude et surtout un répertoire peu ambitieux, c'est donc le refus catégorique de la part d'un Dick Rowe raillé par la suite.

La suite sera plus heureuse, car après avoir tapé à la porte de Parlophone, alors poussiéreuse filiale d'EMI, qui ne sera pas le dernier espoir des Beatles, contrairement à ce qui a été dit, une audition avec George Martin puis un enregistrement s'ensuivront. Revient alors à Brian la tâche ingrate d'annoncer à Pete Best que George Martin et les Beatles lui préfèrent Ringo Starr. Brian vit d'ailleurs très mal cette annonce et met plusieurs jours à s'en remettre.

Outre les Beatles, il devient aussi manager de plusieurs groupes locaux, tels Gerry & The Pacemakers, Billy J. Kramer, The Fourmost, The Big Three, The Remo Four ainsi que Tommy Quickly et Cilla Black dont certains connaîtront un succès certain, bien que sans commune mesure avec les Fab Four.

Brian est alors un homme très occupé, même envié. L'immense succès des Beatles monopolise tout son temps, ce qui le maintient dans un bon état d'esprit. Il se plait à organiser les tournées, signer des contrats , voyager, le tout à toute allure. La conquête des Etats-Unis sera pour lui une immense satisfaction, comme le concert au Shea Stadium devant plus de 50 000 spectateurs, une première dans l'Histoire.

Les vacances qu'il prend avec John en 1963 en Espagne font courir beaucoup de rumeurs sur l'existence d'une relation entre les deux hommes. Il est vrai que Brian est littéralement sous le charme de Lennon qui sait en user, voire en abuser. En effet, ce dernier n'hésite pas à le renvoyer dans ses quartiers quand il se fait trop pressant. L'anecdote la plus connue à ce sujet date de l'époque où Brian, réalisant son autobiographie, à l'aide de son assistant Derek Taylor, hésitait sur le nom qu'il allait lui donner. Il avait en tête le titre " A Cellarful Of Noise " (qui sera finalement retenu), et en parla aux Beatles. John lui répond du tac-au-tac, pourquoi pas plutôt " A Cellarful Of Boys " ? John n'en reste pas moins le plus intime des Beatles avec Brian, Paul lui reprochant la gestion douteuse des comptes du groupe.

En effet, si Brian est un brillant démarcheur, n'oublions pas qu'il propulse les Beatles au sommet, gagnant de ce fait son pari au sujet d'Elvis, il reste un piètre homme d'affaires, en témoignent le contrat désastreux avec Parlophone ou les droits sur les produits dérivés des Beatles qu'il n'a pas su gérer, générant ainsi des millions de dollars de manque à gagner pour le groupe.

" Brian était plus un homme de théâtre qu'un homme d'affaires. ", déclare alors Lennon qui prend de plus en plus conscience de ces erreurs, de même que le reste du groupe. En 1966, lassés des tournées mondiales à répétition, les Beatles décident de quitter la scène, ce qui ne manque pas d'assommer littéralement Brian, devenant ainsi totalement désœuvré. Il commence à sombrer dans une déprime, le terme du contrat le liant aux Beatles touchant bientôt à sa fin, ce qui n'est pas sans le soucier d'avantage.

En 1967, il est de plus en plus instable, en proie aux drogues, au chantage de ses partenaires d'un jour, et à une dépression croissante. Malgré le succès des Beatles, notamment avec Sgt Pepper, il ne trouve plus de raison de vivre, ce malgré le soutien de Queenie, restée à ses côtés. Le 27 août 67, alors que les Beatles se trouvent au pays de Galles pour écouter la " bonne parole " du Maharishi Mahesh Yogy, le corps de Brian est retrouvé inerte, la cause de son décès est officiellement une overdose de tranquillisants, mais la thèse du suicide n'a jamais été écartée, comme en témoigne Hunter Davies, auteur de la biographie officielle des Beatles : " C'était effectivement un suicide lié à ses troubles émotionnels, bien que je sois sûr qu'il n'avait nullement l'intention d'en finir de cette façon à l'époque. "


L'apport de Brian Epstein aux Beatles :

Majeur, comme on peut s'en douter, il les a tout simplement découvert et leur a permis de conquérir le monde.
Sur le plan du look, son apport est considérable, les rendant " présentables " tout en ne les dénaturant pas. Ce fait est particulièrement notable lors du premier passage des Beatles au " Ed Sullivan Show " durant lequel les Quatre ne réussirent pas moins qu'à se mettre l'Amérique dans leur poche !





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