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  Sujet : Un Moody Blues qui chante la nuit comme un satin d'blanc...
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Filou



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MessagePosté le: Ven Mai 12, 2006 1:16 am    Sujet du message: Re: Moody groupe et groupe maudit Répondre en citant

Claude Nine a écrit:
"Night in White Satin" va non seulement donner aux Moody Blues une immense notoriété mais aussi une grande respectabilité. Et les 3 albums dont parle Filou ("Days of Future Passed", "In Search of the Lost Chord" et "In the Threshold of a Dream") vont définitivement hisser le groupe au Pantheon des plus grands.

...Si le son des Moddy Blues est marqué par l'usage du mellotron (avec ou sans mandoline Wink ), le son de Procol Harum est très différent avec sa dualité piano (Gary Brooker) orgue (Matthew Fisher) auxquels s'ajoute le son puissant de la guitare de Robin Trower (avant qu'il n'aille réussir une jolie carrière solo).

Le thèmes abordés par les 2 groupes sont aussi profondément différents. Les Moody Blues chantent souvent une certaine spiritualité, se montrant résolument optimistes ("Voices in the Sky").
Procol Harum chante des thèmes plus sombres, des histoires qui finissent bien mal ("A Salty Dog", un autre de leurs grands succès, est l'histoire d'un naufrage).

Claude Nine a écrit:
En France, on se souviendra du quasi-lynchage du groupe lors du festival du Bourget. Des gens qui ont eu un tube. Pensez donc ! A mort ! Vive les groupes qui ne vendent pas de disques !
Flegmatique, Gary Brooker, avait coutume de dire "Peu importe que les gens viennent nous voir pour entendre 'A Whiter Shade of Pale', s'ils repartent en ayant aimé 'Whaling Stories', j'aurais gagné."

Plus clair, on ne peut pas. On boit littérelement tes paroles, Claude. Cool
Une question me brûle alors les lèvres : quand est-ce que tu sors ton bouquin ?

Filou
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Filou



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MessagePosté le: Ven Juil 14, 2006 6:13 pm    Sujet du message: Rock Progressif Répondre en citant

Citation:
Si leur première idée – enregistrer une version pop de la Symphonie du Nouveau Monde – fait long feu, les bandes qu’ils enregistrent sont remarquées par un producteur, Tony Clarke, qui décide de prendre en main le destin du groupe.
Ensemble, ils enregistrent « Days Of Future Passed », l’un des albums les plus importants de 1967. Concept-album plus tenu, plus précis que « Sgt. Pepper » (même si, à d’autres égards, le disque des Beatles est bien meilleur), il est le véritable point de départ de ce qu’on a appelé le rock progressif.

J'aimerais revenir sur ce passage où les premiers albums des Moody Blues sont à l'initiative du mouvement appelé le Rock Progressif et dont la définition n'est pas très claire pour tout le monde, je crois.
Quelqu'un peut m'éclairer là-dessus ?

Quel est le vrai point de départ de ce mouvement ? Et en quoi se distingue ce genre parmi les autres ? De la structure des morceaux ? De la longueur ?
On parle évidemment de Pink Floyd. Mais aussi des Moody Blues donc, de King Crimson, de Zappa (cher à Billy Wink ), des Doors, de Genesis, ou même du groupe cher à Valpiche, Yes Cool

Dans un ouvrage spécialisé sur la question, j'ai vu que le Days Of Future Passed des Moody Blues marque le début de ce mouvement immédiatement suivi du The Piper at the Gates of Dawn des Floyd sorti la même année... en 67.



Alors, qu'en est-il selon vous ?

Et, question subsidiaire, les Beatles ont-ils déja fait du progressif sans le savoir ?
Tomorrow Never Knows ou A Day In The Life n'étaient-il pas du progressif avant l'heure ?

Filou
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JB



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MessagePosté le: Mar Juil 18, 2006 2:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les grands albums des Moodies sont réédités en version Deluxe : Days of Future Passed, In Search of the Lost Chord, To Our Children's Children's Children.
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Claude Nine



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MessagePosté le: Mar Juil 18, 2006 6:08 pm    Sujet du message: Re: Rock Progressif Répondre en citant

Filou a écrit:
Quel est le vrai point de départ de ce mouvement ? Et en quoi se distingue ce genre parmi les autres ? De la structure des morceaux ? De la longueur ?

Et, question subsidiaire, les Beatles ont-ils déja fait du progressif sans le savoir ?
Tomorrow Never Knows ou A Day In The Life n'étaient-il pas du progressif avant l'heure ?

Filou


Pas si simple … On ne peut pas parler de point de départ unique (et prémédité façon clap de début) mais plutôt de l’heureuse combinaison d’un mûrissement de la musique rock et d’une génération de musiciens particulièrement doués et audacieux. Cette subtile alchimie allait donner naissance au mouvement musical le plus intéressant que je connaisse.

Est-il utile de préciser que le rock progressif est, de loin, mon genre musical favori ?

Alors, pour répondre aux interrogations de Filou, je vais essayer de traduire la façon dont je vois les choses.

Un peu d’histoire …

Commençons par remonter un tout petit peu en arrière. Vers 1966, les groupes rock les plus connus (Beatles, Rolling Stones, Who etc.) ont fait gagner des fortunes à leurs maisons de disques.
Le genre rock, à défaut d’être apprécié par les patrons des « majors », est devenu une affaire rentable, parfois même très rentable.
Alors les groupes neufs qui se présentent à la porte des maisons de disque recueillent généralement une oreille attentive et ont souvent l’occasion de signer des contrats. Ce n’est pas nouveau, depuis 1964, tout se qui se présente avec les cheveux longs et quelques guitares a droit à toutes les attentions. On se sait jamais. Il y a peut être d’autres Beatles qui sommeillent …Oui mais, à quelques exceptions près, on ne va trouver que des « clônes » plus ou moins ressemblants des Fab’s. On joue dans le même registre : on fait des simples et parfois des albums où l’on retrouve ce que l’on avait déjà sorti en simples.

Mais la musique rock est vivante, elle a mûri et elle évolue vers des choses de plus en plus ambitieuses (j’en reparlerai plus loin) et cela va susciter des vocations d’un genre nouveau.
Des musiciens vont imaginer une autre approche de la musique rock et, à leur tour, aller frapper à la porte des maisons de disque.

Essai de définition du rock progressif.

Parmi ceux-ci, on va trouver un certain nombre de groupes qui ont tous en commun d’être à la base des GROUPES DE ROCK, c’est à dire des groupes de structure simple (guitares, batterie et claviers, parfois avec un chanteur mais ce n’est pas obligatoire) et dont la musique repose sur le BINAIRE. Mais aussi d’avoir de l’AMBITION, d’avoir en tête des idées audacieuses qui se traduisent par une INTENTION COLLECTIVE d’aller là où personne n’est encore allé et, enfin, d’avoir en leur sein un ou plusieurs VIRTUOSES de leur instrument.

La notion d’intention collective est importante. Le rock progressif est une affaire de groupes. Rares sont les artistes solo qui se sont lancés dans cette aventure.

Les virtuoses aussi ont largement contribué à la naissance de ce genre musical. Ils étaient trop à l’étroit dans le format standard des chansons de cette première moitié des années ’60. Comment s’exprimer et – il faut être honnête – comment assouvir sa mégalomanie dans des soli qui dépassent rarement les 20 secondes. Il leur fallait un tout autre format. C’est pourquoi une caractéristiques du rock progressif est d’allonger considérablement la longueur des morceaux, allant souvent jusqu’à occuper une face entière d’album (entre 20 et 25 minutes).

Voilà. Tout est en place. Il ne reste plus qu’à attendre le signal. Et celui-ci va venir de ce que l’on appelle les précurseurs.

Les précurseurs.

Certains disques qui vont sortir dans les années 1966 et 1967 vont démontrer que certains font déjà des choses étonnantes, loin des sentiers battus et rebattus du rock, et qu’il est tout à fait possible d’emmener le genre rock encore plus loin, beaucoup plus loin.

Et parmi ces précurseurs, on va trouver quelques groupes qui ont suscité ces vocations mais sans jamais s’engager à fond dans cette voie, et d’autres qui vont commencer à faire du rock progressif sans le savoir, à la façon de Monsieur Jourdain, et qui, le succès étant au rendez-vous, vont se spécialiser et participer pleinement au mouvement.

Dans la première catégorie, on va trouver en tout premiers les Beatles qui, avec « Sgt Pepper » ont démontré qu’on pouvait être un groupe de rock et enregistrer (entre autres) des morceaux comme « She’s Leaving Home », « Within You, Without You » ou « A Day in the Life ». Ceux qui n’avaient pas encore été convaincus après « Revolver », le sont maintenant. Oui, un groupe de rock peut produire des disques où toutes les ambitions sont permises, où le rock peut aller flirter avec d’autres genres musicaux. Les cloisons explosent. Les musiciens vont se régaler.

Cependant les Beatles resteront jusqu’au bout dans le format « chanson » et n’auront aucun album classable dans le genre rock progressif.
Mais leur apport est indéniable. Ils ont été ceux qui ont montré que c’était possible. Ils ont ouvert la porte.

Dans les précurseurs, on va aussi trouver Frank Zappa et ses Mothers of Invention qui, avec l’album « Freak Out » vont faire tomber d’autres barrières, notamment en ce qui concerne la structure des morceaux. Frank Zappa qui récidivera en 1969 avec un « Hot Rats » qui ose tout.

Dans la seconde catégorie, on va trouver les Moody Blues (« Days of Future Passed ») ou Procol Harum (« A Whiter Shade of Pale »). J’ai déjà évoqué dans ce même topic combien leurs trajectoires étaient semblables. Je ne vais pas y revenir.

Mais on va aussi trouver des groupes qui vont dépasser le statut de précurseurs pour être vraiment fondateurs : Caravan dès son premier album (« Caravan ») ou Soft Machine (« Two »). Tiens, tiens … tous deux de la fameuse « école de Canterbury » mais est-ce surprenant ?.
Sans oublier Pink Floyd dans son seul album où régnait la folie de Syd Barret (« The Piper at the Gates of Dawn » ou Nice de Keith Emerson (« Ars Longa Vita Brevis »).

En résumé, le rock progressif regroupe toutes les formes de composition, d'instrumentations et d’arrangements qui mènent le rock basique et binaire vers des genres musicaux dont il est - a priori - distant, tel le jazz, le folklore (médiéval et européen), le classique, le symphonique voire l'opéra.

En d’autres termes, on part du binaire et on développe le sujet au point de l'amener là où l'on n'imaginerait pas qu'un groupe de rock oserait aller mais "ON RESTE UN GROUPE DE ROCK". Le rock progressif ne se trompe pas sur ce qu’il est.

Son influence est telle que certains labels vont se créer en s’appuyant pleinement sur cette mouvance, comme Charisma qui signera un nombre impressionnant de grands noms du rock progressif. D’autres « majors » choisiront de créer des sous-labels dédiés à ce genre, tels Vertigo pour Philips, Harvest pour EMI ou DERAM pour DECCA.

Le rock progressif n’utilise, à quelques rares exceptions près, que le format album 33T. Il a probablement contribué, d’une certaine façon, au déclin du format 45T simple.

1968 – An 1 du rock progressif ?

Personnellement, je considère 1968 comme l’An 1 du Rock Progressif en tant que genre musical reconnu et pleinement assumé par les groupes et les labels, et qui – c’est essentiel - a trouvé son public. En 1968, chez les (bons) disquaires, on peut trouver un bac « musique progressive » alors qu’en 1967 , ce n’était pas encore le cas même si d’excellentes choses étaient déjà dans les bacs au milieu de disques d’un rock plus conventionnel. Ces disques, à l’occasion de rééditions, iront d’ailleurs, sans ambiguïté, dans le bac spécialisé.

Cependant, certains amateurs de rock progressif préfèrent fixer cet an 1 en 1969 en considérant les œuvres de 1968 comme appartenant encore aux disques précurseurs. Ils se basent sur le fait qu’un certain nombre de groupes progressifs ont commis leur premier album en 1969. Pourquoi pas … mais 1969 ne peut pas être à la fois année érotique et an 1 du rock progressif, hein ? Cela ferait quand même beaucoup. Donc …

Les années qui suivirent renforcèrent le mouvement et le hissèrent au plus haut rang des mouvements musicaux issus du rock.

Nombre de groupes majeurs apportèrent de magnifiques albums. En restant loin d’être exhaustif, on peut quand même citer : Renaissance, Pink Floyd, King Crimson, Soft Machine, Van Der Graaf Generator, Genesis, Gentle Giant, Jethro Tull, Colosseum (et sa « Valentyne suite » que Filou et Mathilde connaissent déjà), Yes (et leur suite « Tales of Topographic Oceans » qui s’étire sur 4 faces de 33T sans que l’on ne s’y ennuie une seule seconde), ELP (Emerson, Lake and Palmer), Camel, Tangerine Dream ou les français d’Ange, de Gong ou de Magma qui ont même été jusqu’à inventer leur propre langue !

Et je n’oublie pas mes « chouchous » de Canterbury : la « Caravan » du doux géant Pye Hastings, qui a aligné 3 albums sublimes et incontournables comme savent si bien le dire les pubs radio pour vanter les vocalises faiblardes et approximatives des pantins lobotomisés de la Star’ Ac …

Les textes.

La longueur des morceaux autorise de placer des textes plus longs aussi, de raconter de vraies histoires, de mettre en scène (au vrai sens du terme pour Peter Gabriel avec Genesis) des personnages.
Sans vouloir jouer les provocateurs, on ne met pas les paroles de « She Loves You » sur un morceau de rock progressif.

Les thèmes qui sont chers au rock progressif sont souvent empruntés à la science fiction (« A Saucerful of Secrets » de Pink Floyd) ou à l’Heroic Fantasy.

Il n’y a pas que la musique qui doit faire rêver.

Les pochettes de disque.

En cette époque bénie où tout – ou presque – était artistiquement permis, les pochettes de disques se hissaient à la hauteur de leur contenu et certaines d’entre elles furent de véritables œuvres d’art avec le recours à des illustrateurs, peintres et photographes de grand talent. Le format « gatefold » de la pochette est quasiment toujours utilisé et, déployé, offre un tableau qu’on aimerait encadrer. Les maisons de disque, pourtant regardantes de leurs deniers, n’hésitent pas à investir dans de coûteuses pochettes, lesquelles vont parfois jusqu’à représenter 20% du coût de fabrication d’un disque.

Les malheureux livrets contenus dans les petits boîtiers plastique des CDs n’ont aucune chance de rivaliser avec ce que l’on trouvait dans les bacs de ces années là.

Qui n’a pas acheté un disque parce qu’il a été attiré par la beauté ou l’étrangeté d’une pochette ? Et, par bonheur, c’était rarement trompeur.

Rock progressif : pas mort.

De nos jours, il sort encore régulièrement des disques qui se rattachent sans hésitation au rock progressif. Tout d’abord parce que certains groupes majeurs des grands années sont toujours en activité, tels Caravan ou Van Der Graaf Generator, mais aussi parce que leurs fils spirituels ont su garder la flamme intacte (Kamelot, Arena, Jadis ou The Tangent)

Euh … Ben voilà.

J’espère avoir répondu à tes questions … Wink
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Claude

"Je ne parle pas aux cons, ça les instruit" (Michel Audiard)
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maxime



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MessagePosté le: Mar Juil 18, 2006 7:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Superbe !

Alors que les chansons de Thom Yorke (THE ERASER... tiens donc on parle de prog ?) défilent dans mon nid de pode, j'ai pu me délecter de ton explication brillante et claire (comme disent les stickers de... ah bah non tiens).

Well done Claude Nine (on prononce nine ou nailleuneu comme dans "number 9" ? Wink )
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Filou



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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 12:14 am    Sujet du message: Re: Rock Progressif Répondre en citant

Claude Nine a écrit:
Cette subtile alchimie allait donner naissance au mouvement musical le plus intéressant que je connaisse.

Est-il utile de préciser que le rock progressif est, de loin, mon genre musical favori ?

Inutile en effet à voir le morceau de barback que tu nous proposes Laughing
Bel exposé qui nous fait enfin entrevoir ce qui se cache derrière cette terminologie pour le moins mystérieuse. Merci pour cette réponse largement développée. Je n'en demandais pas tant Wink

Claude Nine a écrit:
Certains disques qui vont sortir dans les années 1966 et 1967 vont démontrer que certains font déjà des choses étonnantes, loin des sentiers battus et rebattus du rock, et qu’il est tout à fait possible d’emmener le genre rock encore plus loin, beaucoup plus loin.

Aller plus loin dans le rock, c'est donc possible ? Cool
66 et 67 sont donc un période charnière pour bousculer les idées reçues et sortir des sentiers battus ? Les Tles en sont de dignes artisants, non ? Rubber Soul et Revolver pour ne citer que ces deux albums géniaux...
Mais d'autres vont s'engoufrer dans la brèche.

Claude Nine a écrit:
Ceux qui n’avaient pas encore été convaincus après « Revolver », le sont maintenant. Oui, un groupe de rock peut produire des disques où toutes les ambitions sont permises, où le rock peut aller flirter avec d’autres genres musicaux. Les cloisons explosent. Les musiciens vont se régaler.

Cependant les Beatles resteront jusqu’au bout dans le format « chanson » et n’auront aucun album classable dans le genre rock progressif.
Mais leur apport est indéniable. Ils ont été ceux qui ont montré que c’était possible. Ils ont ouvert la porte.

Ambition oui. C'est pas ce qui manque quand il s'agit de découvrir de nouvelles sonorités. Revolver en regorge. Tout comme les albums d'Hendrix tels que Axis: Bold As Love...

Pourtant ce ne sont pas eux qui vont représenter ce nouveau genre. Ils leur manquait des ingrédients pour explorer cette nouvelle voie ? La virtuosité ? L'envie tout simplement ?
Pourtant question virtuosité, Jimi avait ce qu'il fallait, lui ? A part le collectif peut-être ?

Claude Nine a écrit:
Personnellement, je considère 1968 comme l’An 1 du Rock Progressif en tant que genre musical reconnu... Cependant, certains amateurs de rock progressif préfèrent fixer cet an 1 en 1969 en considérant les œuvres de 1968 comme appartenant encore aux disques précurseurs. Ils se basent sur le fait qu’un certain nombre de groupes progressifs ont commis leur premier album en 1969. Pourquoi pas … mais 1969 ne peut pas être à la fois année érotique et an 1 du rock progressif, hein ? Cela ferait quand même beaucoup. Donc …

Année Erotique pour 69, ça sonne effecitvement un peu mieux que Année Progressive Laughing
68, c'est là où ce genre est reconnu à part entière, ok. Mais si les premières tentatives émergent dès 67, pourquoi ne pas désigner cette année là comme point de départ ?

Claude Nine a écrit:
Il n’y a pas que la musique qui doit faire rêver.

Les pochettes de disque.

En cette époque bénie où tout – ou presque – était artistiquement permis, les pochettes de disques se hissaient à la hauteur de leur contenu et certaines d’entre elles furent de véritables œuvres d’art avec le recours à des illustrateurs, peintres et photographes de grand talent.

Des textes, de la virtuosité, des pochettes apportant un visuel à l'univers sonnore élaboré avec tant de soin, c'est un tout qui est souvent indessociable. Même si certains de ces ingrédients se sont perdus avec l'arrivée des nouveaux médias et du CD notamment Sad







Claude Nine a écrit:
Euh … Ben voilà.

J’espère avoir répondu à tes questions … Wink

Difficile de répondre aussi bien ni aussi complètement. Mais sûrement d'autres auront unavis à donner sur la question ?
Billy ? Geeloo ? Mathilde ? Mumu ? Coyote ? D'autres ?

Quel est, pour vous, l'album et le groupe (puisque, apparemment, c'est uen expérience collective) qui marque véritablement le démarrage de tout ça ?

Filou
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zoso85



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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 12:11 pm    Sujet du message: Re: Rock Progressif Répondre en citant

Filou a écrit:
Pourtant ce ne sont pas eux qui vont représenter ce nouveau genre. Ils leur manquait des ingrédients pour explorer cette nouvelle voie ? La virtuosité ? L'envie tout simplement ?
Pourtant question virtuosité, Jimi avait ce qu'il fallait, lui ? A part le collectif peut-être ?


Je crois que ce qu'il manquait à Hendrix pour etre classé progressif, c'est l'ambition, la "complexité". Meme dans les instrumentaux d'un quart d'heures, ca restait du Blues/rock/funk assez conventionnelle au niveau de la structure. Bon il y a bien Electric Ladyland qui est pas loin du progressif, on le classe plutot dans le psychédélique. C'est pas loin d'etre la meme chose dans ce cas la, sauf que le progressif se base plus sur des connaissances musicales "académiques", classique. Quoi c'est que mon avis.
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Mr Radio



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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 1:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le prog rock est également mon style favori.


Bravo Claude pour ton exposé qui est extra. Wink
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valpan



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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 2:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Alors ça, c'est du super, et du super Claude !!

Je pense que cela mérite l'ouverture d'un topic général sur la question, et le post de Claude en serait à la fois l'introduction, le développement, et la conclusion Wink

J'ai failli louper ce post car il est un peu perdu dans ce topic, et il mérite beaucoup beaucoup mieux.

Les webs, vous savez ce qu'il vous reste à faire... Wink

Le prog-rock est également mon style préféré, alors ça me tient à coeur. Au-delà de la question "Qui a réalisé le 1er album prog", il est intéressant de noter que ce courant a tout particulièrement prospéré et a été incroyablement novateur jusqu'en 1975 environ, la période 71-74 étant la plus prolifique qualitativement.

Un groupe comme YES durant toutes ces années a repoussé les limites, et il suffit d'écouter un album remasterisé vendu à moins de 12 euros pour s'apercevoir de l'éternelle jeunesse du son, des arrangements, des voix, et de la richesse de la conception.

Bien sûr, d'autres groupes ont oeuvré à cette époque, et laissent une trace indélébile : QUEEN entre 72 et 75, qu'on oublie trop souvent dans le prog-rock, BARCLAY JAMES HARVEST, dont les débuts sont majestueux, APHRODITE'S CHILD, bien que ça en fasse rigoler certains.

Et en France, un groupe comme ANGE produit dans les années 72-74 des albums brillantissimes, avec symphonies de guitares, mélodies accrocheuses, voix passionnées et textes abracadabrantesques Wink

Certains groupes ayant obtenu un succès immédiat à cette époque, comme ELP (et ELO !), n'ont à mon avis pas produit rétrospectivement les meilleurs albums dans le style. L'album "Tarkus" d'ELP, souvent cité comme le meilleur de cette bande, a je trouve pris un léger coup de vieux par rapport à un album comme "Close to the edge" de YES.

Cependant, comme dit précédemment, tous ces groupes ont de l'ambition, de l'égocentrisme, et portent le rock là où jamais personne n'aurait pu penser qu'il irait.

Mais l'AMBITION ne suffit pas.

Il est très intéressant de regarder de plus près la formation des musicos de tous ces groupes. Et là, à la différence des groupes des années 60, on s'aperçoit que la plupart de ces musiciens ont suivi une formation musicale solide dont la rugosité a volé en éclats au contact de la musique développée par des groupes comme les BEATLES et consorts.

Une alchimie est née : le solfège les gammes au service de l'imaginaire et de la science-fiction.

Bon voyage dans le rock-prog, le prog-rock !!
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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 3:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

valpan a écrit:

Un groupe comme YES durant toutes ces années a repoussé ls limites.....



McCartney a toujours détesté YES.

C'est à ce groupe qu'il pensait lorsqu'il écrivit : You say YES, I say NO Wink
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zoso85



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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 3:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vrai que ca serait sympa un topic sur le prog, avec un récapitulatif des albums les moins chiants euh des meilleurs albums, tout ca... Bon le post de monsieur nine est déja sympa dans le genre mais pas exhaustif.
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rorschach



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MessagePosté le: Mer Juil 19, 2006 3:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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Filou



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MessagePosté le: Jeu Juil 20, 2006 8:26 am    Sujet du message: Répondre en citant

valpan a écrit:
Je pense que cela mérite l'ouverture d'un topic général sur la question, et le post de Claude en serait à la fois l'introduction, le développement, et la conclusion Wink

J'ai failli louper ce post car il est un peu perdu dans ce topic, et il mérite beaucoup beaucoup mieux.

Les webs, vous savez ce qu'il vous reste à faire... Wink

Le prog-rock est également mon style préféré, alors ça me tient à coeur...

C'est sûr qu'il faut essayer de regarder dans d'autres topics que celui de Yes et du foot Cool

Dans celui-ci, c'est logique qu'on aborde ce sujet si on considère que c'est les Moody qui "auraient" (avec plein de guillemets) lancé le mouvement Progressif. C'est bien pour ça que j'avais essayé de relancer le sujet depuis un bon moment jusqu'à que Claude saisisse enfin "ma perche" Embarassed
D'ailleurs, tu te souviens sûrement qu'on avait déja commencé à en causé un peu (les yeux dans les bleus Laughing ) il y a qq mois avant le concert du New Morning de Susan Tedeschi ? Wink

Heureusement que Claude a ENFIN mis les pendule à l'heure (...place) et on ne peut que l'en remercier et le féliciter une nouvelle fois de nous avoir fait partager sa connaissance sur un sujet qui n'est pas aussi limpide que ça.
Et ça me parait plus que logique que les intervenants principaux du topic de Yes, c'est à dire toi et Carrot eater, ayez votre mot à dire sur la question. Les deux topics sont finalement très complémentaires.
On n'a que continuer à developper le sujet général sur le Progressif ici et reprendre les qq posts ensuite dans un topic plus explicite pour l'alimenter "progressive...ment" ? Laughing

Filou
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valpan



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MessagePosté le: Jeu Juil 20, 2006 10:21 am    Sujet du message: Répondre en citant

Filou a écrit:
C'est sûr qu'il faut essayer de regarder dans d'autres topics que celui de Yes et du foot Cool


Et encore, le topic "Gonzesses" n'a pas été créé Wink
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Filou



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MessagePosté le: Jeu Juil 20, 2006 8:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, c'est pas tout mais maintenant, il va falloir que tu t'expliques :

valpan a écrit:
Bien sûr, d'autres groupes ont oeuvré à cette époque, et laissent une trace indélébile : QUEEN entre 72 et 75, qu'on oublie trop souvent dans le prog-rock, BARCLAY JAMES HARVEST, dont les débuts sont majestueux, APHRODITE'S CHILD, bien que ça en fasse rigoler certains.

valpan a écrit:
Certains groupes ayant obtenu un succès immédiat à cette époque, comme ELP (et ELO !), n'ont à mon avis pas produit rétrospectivement les meilleurs albums dans le style.

Pour toi, donc, Queen, ELO et les Aphrodite's Child sont des groupes Progressifs ???
Ils ont pu commettre qq titres virant progressifs mais de là à les classer dans cette catégorie, tu ne crois pas que tu pousses un peu le bouchon... Maurice ?

...euh, Robert ?

Filou
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