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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
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La discographie des Beatles est certainement la plus vaste au monde, du fait des différences de pressages entre les pays à la glorieuse époque du vinyle. Rien de plus normal à ce que les fans des Beatles soient collectionneurs...
Lucy vous propose donc un dossier pratique pour y voir plus clair !

Avant la chasse...


  1. Avant d'entreprendre la chasse aux disques des Beatles, mieux vaut savoir que tout ce qui porte le mot "Beatles" est fortement susceptible de vous être vendu excessivement cher, du fait de la valeur affective spéciale que les gens portent en général au groupe, mais aussi pour ce sentiment, étrange et statistiquement absurde, qui veut que neuf dixièmes des détenteurs de disques des Beatles pensent posséder un ou plusieurs disques "rares" donc chers! Ainsi, pour éviter de vous voir refiler un simple pressage français d'Abbey Road pour 50 euros, n'hésitez pas à consulter les livres et les sites de référence sur les cotes et les argus. Cela ne vous évitera certainement pas des désillusions, mais vous fera faire, en revanche, de belles économies.


  2. Dans le cas particulier de la collection de disques des Beatles, il est inutile et vain de vouloir tout collectionner.


  3. Au sein de la discographie la plus riche au monde, mieux vaut essayer de construire, au fil du temps, une collection cohérente. Une série de pressages: soe , osx , pmc , pcs , st .....; un format : LP, 45t, EP, 25 cm, flexi-discs, bandes magnétiques, ou encore les fameux 78 tours indiens. La quête perpétuelle de la quantité sur la qualité est une épidémie chez les collectionneurs. Cette façon d'envisager la collection est plus jouissive et certainement moins onéreuse que la recherche frénétique du disque rare et cher.


  4. Sachez que les discographies nationales sont beaucoup plus recherchées que les pressages Apple. La standardisation des disques des Beatles s'est faite en deux étapes: la très grande majorité des pochettes avec Rubber Soul en 1966 (conservant les labels nationaux : horzu, odéon, capitol, parlophone, toshiba...) puis dans un deuxième temps les labels avec l'album Blanc en 1968, premier album a sortir sur le label Apple corp. Ltd. La même année EMI, en accord avec les nouvelles normes de la récente Communauté Economique Européenne, adopte un nouveau code qui permet d'identifier de façon simple la provenance des disques:

    • 1c : Allemagne


    • 2c : France


    • 3c : Italie photo 5


    • 4c : Belgique


    • 10c: Espagne


    • ...

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    Les discographies nationales (ne portant pas le label Apple ni les préfixes cités ci-dessus) apprennent beaucoup sur la manière qu'avait chaque pays d'intégrer les Beatles dans sa culture nationale et la façon dont ces derniers vivaient et profitaient de la beatlemania. L'étude des différentes discographies des Beatles est donc, à ce titre, particulièrement intéressante. Brian Epstein et les Beatles n'étant à l'époque que peu regardants sur le strict respect de la discographie anglaise, de nombreux labels peu scrupuleux et ayant l'exclusivité des Beatles dans leur pays n'hésitaient pas à créer de toutes pièces leurs propres albums, à falsifier les mixages originaux, voire à mentir. Imaginez Rubber Soul sans "Drive my car" et "If I needed someone" (USA). Imaginez Sgt Pepper avec "Baby you're a rich man", "I am the walrus" et "The fool on the hill" remplacant " A little help from my friends", "Lucy in the sky with diamonds" et "A day in the life" (Singapour). La firme Capitol, exagérément capitaliste et profondément irrespectueuse vis-à-vis de la discographie originale, rend la discographie américaine la plus intéressante à l'étude ainsi que la plus aberrante.

    Ci-dessous Rubber soul sans "Drive my car" et Yesterday and Today, album typiquement américain, a cheval sur Help, Rubber Soul et Revolver!


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  5. En ce qui concerne la mono et la stéréophonie, sachez que les exemplaires stéréo sont beaucoup plus prisés que les mono jusqu'a Revolver. A l'inverse, les disques en stéréo se démocratisant très rapidement, les pressages mono deviennent beaucoup plus rares et recherchés à l'instar de l'album blanc ou de Sgt Pepper. (Voir le dossier "les Beatles en studio") Notez que si les USA et la Grande-Bretagne proposaient systématiquement des pressages stéréo des disques de leurs discographies respectives, il n'en va pas de même pour la plupart des autres pays et notamment pour la France. Il est donc inutile et vain de chercher une version stéréo de "Quatre garçons dans le vent".



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  7. Ne vous fiez pas aux dates inscrites sur les pochettes ou les labels pour connaître l'année de pressage d'un disque. Les dates précisent simplement l'année d'enregistrement des titres ou la première date de sortie du disque (recording first published) Il faut dans la majorité des cas, pour déterminer l'année de pressage d'un disque, s'en remettre à d'autres facteurs, à d'autres indices. Ce sont les collectionneurs même qui, au fil des années ont découvert ces astuces qui permettent de "lire" les labels, de comprendre les pochettes, de décoder et de déchiffrer les codes et les références. Au-delà des imports-exports, des labels et des références ou encore de la mono et stéréophonie : pour un même pressage, ton des couleurs, épaisseur de carton, mixage, fautes d'imprimerie ou numéros de matrice, sont autant de variantes et de détails qui font la différence et dont il faut tenir compte lors de l'estimation de la valeur d'un disque. Dans le cas de la discographie la plus riche au monde, on peut dès lors, comme le magazine trimestriel américain du même nom, parler de véritable "BEATLOLOGY".


  8. Ci-dessous, à titre d'exemple, quelques symboles gravés dans les matrices de tous les disques US par les ingénieurs américains de Capitol pour identifier l'usine de fabrication et la provenance exacte de chaque pressage.


Introduction | Cote et état




Texte et illustrations : Jérôme Monod
Octobre 2002
© LucyInTheWeb


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