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BARRY MILES BY PAUL McCARTNEY
John a fini par devenir le mec "qui aimait l'Avant-Garde", parce que c'est ce qu'il faisait avec Yoko. Mais en fait, bien des années avant même qu'il ne s'y intéresse, alors qu'il traînait dans sa banlieue résidentielle avec Cynthia, à côté du terrain de golf, moi j'entrais déjà dans cet univers avec un mec qui s'appelait Miles et les gens de l'Indica. J'ai passé beaucoup de soirées passionnantes chez lui. Il me parlait de Burroughs. J'avais un peu étudié la littérature à l'école, mais jamais vraiment la littérature moderne. C'est intéressant, parce que je réalise maintenant qu'à l'époque, je ne parlais pas publiquement de tout ça. Je ne disais pas que j'aidais, par exemple, le journal International Times à se monter avec Miles, que je participais à la création la librairie-galerie Indica, où John et Yoko se sont rencontrés...
Miles et moi parlions souvent de l'association des Pataphysiciens et de la Chaire d'Alcoolisme Appliquée. Alors j'en ai parlé dans une chanson des Beatles, " Maxwell's Silver Hammer ": " Joan was quizzical, studied Papaphysical science in the home... (Joan était moqueuse, elle étudiait la Pataphysique chez elle...) " Personne ne comprend jamais ce que ça veut dire! Ca me plaît, d'avoir été le seul à placer le mot " Pataphysique " dans un disque qui est entré dans les Charts! Faut le faire, non ? J'adore ces petites touches de Surréalisme.
Paul McCartney
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