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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française

Artistes sous influence : Cotton Mather
Avec leur album Kontiki, ce groupe texan s'est immédiatement placé comme le digne héritier des Beatles.
Aujourd'hui, le groupe de Robert Harrison revient en force avec The Big Picture et impose son propre style.

La revue de presse


ROCK'N'FOLK Nouvelle Génération - Février 2002
Depuis quelques, les frères Gallager ont plus de nez pour dénicher des disques intéressants ailleurs que pour enregistrer les leurs. Noel a ainsi tiré du quasi néant ­l'anecdote mille fois répétée -le « Kontiki » de Cotton Mather, réinvention plus que convaincante du son Beatles première manière, qui enfonce d'ailleurs les efforts d'Oasis en la matière. Deux ans après la révélation, Cotton Mather revient avec « The Big Picture » poursuivant le culte des premiers volumes des saintes galettes Parlophone et de l'apôtre John en particulier. Ce qui distingue les Cotton Mather d'autres groupes moins inspirés est leur attachement moins à citer jusqu'à la nausée tel passage au Mellotron de « Strawberry Fields Forever » qu'à recréer l'esprit bricolage quatre-pistes et la hargne qui présidait «Help!» ou «A Hard Day's Night ». Sous la houlette de Robert Harrison (ça ne s'invente pas), le groupe oscille entre aspirations rétro et son brut plus contemporain, avec le renfort de Dave Fridman à la production. Après un début un brin lourdaud « Marathon man », l'album s'oriente vers des tempos moyens, guitares moins saturées et compos plus riches en surprises. Pas de révolution, mais réalisation au cordeau sur « Glory Eyes » et «Amps Of Surgaland ». Collages abrupts et astucieux, ou couplets sussurés en italien pimentent ces quelques miniatures, jusqu'à un final épique, «Ramon Finds Waterfalls », leur « Champagne Supernova » à eux. A certains moments, on sursaute tant on jurerait entendre Lennon chanter. Moments peu nombreux mais qui ne gâchent pas cette belle ouvrage de très scrupuleux artisans.
François Bacherig ****


Les Inrockuptibles - Mars 2002
Au jour d1aujourd'hui, Cotton Mather cumule deux énormes handicaps. D1abord, d'avoir été découvert par Noel Gallagher. Ensuite, d1évoquer presque immanquablement les Beatles. De quoi alimenter, en clichés récurrents, le fond d'une chronique à deux balle de quoi, surtout, mettre ce groupe texan plus bas que terre. Lequel groupe ne mérite sûrement pas ça, tellement il se suffit à lui-même. Mais commençons par le commencement. Cotton Mather, c1est la chose de Robert Harrison, sosie vocal de John Lennon (ça ne s1invente pas) originaire d'Austin, ville où l'on porte plus volontiers le stetson haut sur le front que la frange bas sur les yeux. On imagine d'ici le destin schizophrénique de Robert Harrison, musicien et fan des Beatles égaré dans une ville entièrement dédiée au country-rock! Là-bas, anachronisme ambulant, hérésie spatio-temporelle, Cotton Mather n'a jamais récolté que haussements d'épaule de la part de cowboys indifférents. Son public, le groupe l'a trouvé au Japon et en Angleterre avec Kontiki, deuxième album assez bien nommé, tant il prouve qu'il y a toujours de l'espoir de l'autre côté des océans.

Econome et jubilatoire, la musique de Cotton Mather combine mélodies acidulées et guitares nerveuses. Ce faisant, elle reprend à son compte la vieille formule power-pop, en y injectant une forme d'énergie nouvelle, visiblement collectée en triphasé auprès des Pixies, Replacements et autres Hüsker Düe. On pourrait s'en tenir là. Mais ce serait oublier ce qui singularise Cotton Mather, une légèreté de propos, une finesse d'exécution que symbolise à merveille un batteur possédé par le spectre de Keith Moon, à la fois puissant et minutieux, à l'image d1un éléphant qui traverserait un magasin de porcelaine sans absolument rien casser. Animé d'ambitions somme toute limitées, Robert Harrison semble transcendé malgré lui, faisant basculer des refrains héroïques en séquences oniriques, où résonne l'écho de chants cheyennes, ou encore les accords fragiles d'un piano à la Satie.

Sur The Big Picture, quelques balades miraculeuses, articulées autour d1un mellotron millésimé, un couplet en italien, des bandes inversées, des cordes lysergiques ou une harpe céleste, achèvent de transformer ce qui aurait pu n'être qu1un simple exercice de style en véritable tour de magie. Sans la moindre ostentation, Cotton Mather conçoit ses chansons comme on construit des châteaux de sable, sans autre ambition que de se faire plaisir, et sans se soucier du lendemain. La plus belle des poésies est souvent celle qui s'ignore.
Gilles Dupuy


ROCKSOUND n°101
100 % pur jus de mélodie

Habiles artisans d'une pop fraîche, finement ciselée et sincère, les Texans de Cotton Mather ne se sont pas fait repérer par Noel Gallagher sans raison. Il est en effet permis de penser que si on pouvait, par un miracle technologique malheureusement pas encore d1actualité, téléporter les Beatles de 1965 à aujourd1hui, ils enregistreraient un album assez similaire à ce The Big Picture. En 1997, Kontiki avait déjà jeté la lumière sur le quatuor d1Austin, lui attirant louanges et compliments en pagaille. Et à juste titre, tant Robert Harrison, chanteur et unique compositeur du groupe, dont le nom s1invente pas, sait puiser chez les Fab Four, mais aussi parmi diverses influences plus contemporaines comme Guided By Voices ou Elliott Smith, 11essence de popsongs tirées à quatre épingles, tantôt fougueuses (AMPs Of Sugarland) , tantôt psychédélisantes (Baby Freeze Queen) , qu1on rapprochera volontiers de 3Strawberry Fields2), mais toujours entièrement composées de 100 % pur jus de mélodie. Le tout mis en boîte par 11excellent David Fridmann (Flaming Lips, Mercury Rev). Quand tous les ingrédients sont bons, on ne peut que se régaler !
Patrick Haour ****


ROCKSOUND - mai 2002
Rien sur Robert Que l'on s'appelle Robert Harrison et que l'on joue une musique fortement inspirée par les Beatles avec des intonations de voix à la John lennon, ça ne s'invente pas. Après avoir été plébiscité par Oasis, les texans de Cotton Mather montrent avec « The Big Picture » qu'en plus d'être de formidables pourvoyeurs de bijoux pop, ils n'en sont pas moins un époustouflant groupe de rock'n'roll.

Il y a eu un malentendu autour de Cotton Mather. A force d'être perçu comme un ersatz des Beatles, on a oublié que le groupe était capable de véritables explosions soniques dignes d'un Dinosaur Jr. « Nous sommes un high energy rock'n'roll band» S'exclame Robert harrison. « On nous a pris pour un simple groupe de pop. Mais nous sommes une formation buveuse de bière à guitares bruyantes. Quand j'ai commencé à la guitare électrique, mais préférence était Pete Shelley des Buzzcocks. J'écoutais beaucoup de punk. Le punk a revitalisé le rock'n'roll,' On a voulu trouver un équilibre entre cette influence à la pop. On ne voulait pas que « The Big Picture » paraisse trop propre. Notre musique me semble bien équilibrer entre nos influences américaines et anglaises. La frontière entre les deux est parfois floue. L'invasion anglaise 60's devait énormément à Buddy Holly. Entre nous et les anglais, c'est un échange qui dure depuis des années. » Rien de surprenant dans ces conditions de voir que l'Europe a rapidement accepté le groupe. Avec un nom de famille comme Harrison, il était évident que la presse anglaise allait se pencher sur le cas de Cotton Mather. « Harrison est un nom courant en Virginie. J'oublie fréquemment qu'il y a un autre Harrison qui joue de la guitare même si l’on me le rappelle souvent. Ma sœur aînée racontait à l’école que George était son cousin. C’était en pleine Beatlemania et cela l’a vraiment aidée à être très populaire. J’aurais préféré partager son jeu de guitare plutôt que son nom. » A l’écoute de « Big Picture », on se dit qu’il y en a un là haut qui doit être fier de partager son nom !
Olivier Portnoi


Libération - vendredi 15 mars 02
l'album brit-pop le plus séduisant de ces douze derniers mois

Ce groupe texan c'est attiré un maximum de publicité voici deux ans quand Noël et Liam Gallagher du groupe Oasis se sont mis à couvrir d'éloges son précédant album Kontiki comme si il s'agissait de bandes perdues des Beattles de Revolver, miraculeusement retrouvées. Les frangins Gallagher vont sûrement remettre ça pour The Big Picture, sa nouvelle livraison renouant avec la plupart des caractéristiques agréablement beatlésiennes du précédent 40 Watt Solution, qui sonne comme un inédit inspiré de John Lennon période Magical Mystery To ur, avec guitares psychédéliques tourbillonnantes et envol d'harmonies multiples. Plane également ici l'influence furtive d'Elvis Costello & the Attractions des Armed Forces, comme l'attèstent notamment un béat Monterrey Honey enluminé de harpeet un tressautant Amps of Sugarland. Le groupe s'avèrerait probablement plus efficace en injectant à ces airs pop classiques quelques sam pies, beeps et beats contemporains à la Radio­Head. Il n'empêche que The Big Picture s'impose comme l'album brit-pop le plus séduisant de ces douze derniers mois- même si les types qui l'ont commis ne sont nullement anglais.
Nick Kent


Télérama- mars 2002
Les Beatles vont bien et vivent à Austin, Texas. Sauf qu'ils ont changé de patronyme: ils s'intitulent désormais Cotton Mather, et leur chanteur leader se nomme Robert... Harrison. Non, ce n'est ni un gag ni une contrefaçon. Mais un groupe yankee qui s'évertue à suivre les traces harmoniques des aînés britanniques. Tout y est: vocaux façon Lennon et mélodies à la McCartney, le tout saupoudré de guitares psychédéliques époque Revolver ou Rubber Soul. Pourtant, les Cotton Mather -nom emprunté à un pasteur et auteur puritain du XVIie siècle -sont loin d'être de vils plagiaires. Il y a quatre ans, leur album Kontiki renfermait même d'authentiques petites perles de pop ouvragée. Cette suite (après un sept-titres dispensable, Hotel Baltimore, en 1999) persévère dans cette voie limpidement rétro, un peu l'équivalent rock de ce que l'on nomme « la ligne claire » en bande dessinée. Aux influences beatlesiennes se greffent même celles des Byrds ou de Squeeze, autres adeptes des guitares tourbillonnantes et des refrains charnus. Tout cela est fort sympathique, mais, une fois le dernier accord égrené, on ne peut s'empêcher de se poser une grave et fondamentale question: à quoi ça sert ?
Phillippe Barbot


Popnews - février 2002
Parler des Cotton Mather sans évoquer les Beatles est une tache quasi insurmontable alors autant le faire d'entrée de jeu. Oui "the Big Picture", leur nouvel album, est influencé par les 4 de Liverpool.

Voilà maintenant c'est fait, je vais donc laisser place à ce qui compte vraiment: la musique. Une pop sexy et sophistiquée, rageuse et enragée qui doit autant aux Who et aux Auteurs qu'à Stephen Duffy ou à Terry Hall. « Kontiki », l'album précèdent, était un effort solitaire, 10­fi et perclus de références. "The Big Picture" est un album beaucoup plus solide et indépendant. Il multiplie les genres tout en restant fidèle à lui même. Tout est fait pour la mélodie: qu'elle soit énergique ou légère comme la brise elle reste le saint Graal que Cotton Mather n'en finit pas de découvrir. Ils ont, sur cet album, l'arrogance toute justifiée des Auteurs au moment de la sortie de leur premier album. Les guitares rageuses de "Last of the Mohicans" exultent, puis se font caressantes sur "Baby Freeze Queen", un peu comme la plus calme des envolées pop de Big Star. Chaque chanson est habillée d'arrangements en or et en argent. Et la palme de la haute couture revient à "Monterey Honey" un chef d'oeuvre de mélancolie ourlée de harpes, flûtes et violons qui tranchent avec les paroles acerbes. « The Big Picture » prouve en 12 titres parfaitement maîtrisés qu'ils existent encore des artisans pop dont l'obsession pour la perfection atteint des sommets. Ce disque qui parle à tous est à classer tout près de « Pet Sounds » pour les mélodies et d' « After the Gold Rush » pour l'énergie. Une réussite sans pareille en ce début d'année.
Gildas


Compact - avril 2002
Fab Four Texans. Ils ont le son de Beatles, les mélodies des beatles et pourtant issus d'Austin, Texas... Ou ils auraient pu végéter jusqu'à la fin de leurs jours si Noël Gallagher ne s'était pas penché sur leur sort en battant le rappel de la presse lors de la sortie de leur précédent et excellent « Kon Tiki » en 1997 (deuxième album après le quasi introuvable « Cotton is King » de 1994). Tirant leur nom de celui d'un redoutable prêcheur puritain, le quatuor possède un don inné pour les mélodies accrocheuses et les compos de Robert Harrison (sic !) s'impriment instantanément dans la mémoire, gage de qualité indéniable. A l'opposé de la démarche d'un Oasis pillant sans vergogne riffs et mélodies des défunts scarabées, Cotton Mather tente lui de recréer l'esprit même de cette pop immédiate et insouciante qui fut l'apanage des années 60.

Bénéficiant de la production luxuriante de Dave Fridman (The Flaming Lips, Mercury Rev), The Big Picture alterne morceaux rocks immédiats « Last of the Mohicans »,« Marathon Man » et compositions plus léchées « Ramon Finds Waterfalls ». Plus John que Paul, entre A Hard Days Night et Abbey Road, voilà un disque franchement emballant qui fera verser plus d'une larme aux fans des quatre de Liverpool.
P.Ross ****


Paris Première - avril 2002
Liverpool au rabais ?
Alors que fleurit sur les murs de Paris et d'ailleurs une campagne proposant Londres en promotion, image de Beatles de pacotille à l'appui, le groupe qui leur est le plus fidèle, américain pourtant, présente au Café de la Danse son nouvel album "The Big Picture".

Cotton Mather, groupe emmené par Robert Harrison (c'est pas une blague), réussit l'impossible: faire penser aux plus grands sans jamais sombrer dans le triste pastiche. Peut-être parce qu'ils ajoutent à leur pop à l'anglaise une bonne dose de son rock 60's américain.
Laurent Thessier


Presto - avril 2002
1999 fut une année faste pour les COTTON MA THER, puisque ce fut l'année de la découverte, ou plutôt de la mise en avant du groupe pop grâce à un superbe album" Kontiki ". Ce nouvel opus ne dépaysera pas les fans de la première heure, tout au contraire. La pop cinglante s'annonce dès le début avec un morceau on ne peut plus Britsh : " Marathon Man ". Dommage pour un groupe Texan !!! Car ne vous y trompez pas nos américains réussissent le tour de force d'être plus Britsh que les" Brittons " et de surpasser en quelques sortent leurs découvreur: Oasis, en jouant une musique plus Beatles qu'un Lennon ou un Georges Harrison. Un comble pour un leader qui se nomme Robert Harrison. " The Big Picture" par la suite enchaîne 12 titres qui montent en intensité et en folie psychédélique. C'est une réussite pour ce groupe venu du pays des rednecks.
Sylvain STRICANNE


L'Express
Noël Gallagher avouait récemment que ce groupe d'Austin Texas le rendait vert de jalousie. Ce faisant, il lui a offert une promotion d'enfer. Cotton Mather, c'est vrai réussi là ou il s'est déchiré en vain pendant des années: produire un Rock énergique et frais, aussi séduisant que celui des Beatles première manière, période Hard Day's Night ou Rubber Sou/. Ce Big Picture (Spirit of Jungle! Wagram) brosse à coup de puissantes envolées de guitares, d'enthousiasmantes ambiances acoustiques, des mélodies flamboyantes, de pur délires psychédéliques. Qu'on ne se méprenne pas, Robert Harrison et ces copains produisent beaucoup mieux qu'une énième variation de pop sixties. Un travail inventif et soigné, avec aux commandes de la table de mixage, Dave Fridmann, auteur du Mercury Rev. On est sous le charme.
P.Dupont


I-Muzzik - avril 2002
En mélangeant sur "The big pictures" les mélodies pop typiquement anglaises à l'énergie très américaine ("40 watts solution" et ses cordes lumineuses et discrètes), Cotton mather s'affirme comme un groupe autant britannique que américain ("Story of Anna"). Bien que sans véritable singularité, les texans parviennent à force de finesse, à force de simplicité pop et de compositions implacablement séduisantes à écrire un disque complet et totalement aboutit. Et si leurs références par moments trop criantes en gênent certains, elles en séduiront d'autres. De toute façon, lorsqu'on se nomme Harrison, on doit être prédestiné (le très Beatlesien "Last of the mohicans" ou "Monterrey honey"). Oscillant sans cesse entre ballade ("Marathon man") et pop à guitares un peu plus énervée (le punky-pop "AMPs of sugarland" ou le noisy-pop "Waterfalls"), les Américains nous offrent une oeuvre impeccable. Ceux pour qui un nouveau disque de pop précieuse n'est jamais un disque de trop, n'est jamais un disque superflu, Cotton mather et "The big picture" deviendront rapidement indispensable.
Harry.


Longueur d'Ondes - avril 2002
Avec leur précédant opus Kontiki Cotton Mather faisait savoir son amour des guitares un brin psychédélique, mais sans grandiloquence: un format pop, simple efficace. The Big Picture est l'occasion de remettre le couvert. Les nouvelles compositions sont troussées comme des bijoux pop, promptes à faire tomber les amateurs. Chantées par une voix vraiment famillière, les chansons s'enchaînent de ballades en mélodies effrénées. Un plaisir couronné par Story of Anna, au charme impeccable.
Béatrice Corceiro


Newlook - avril 2002
Le disque du mois
Noël Gallagher dispense avec raison et partout ou il le peut, la bonne parole: celle des Cotton Mather. Leur nouvel album The Big Picture, tout frais dans les bacs, est un mélange parfait de pop anglaise et de rock US sixties.


Mobiquid.com - avril 2002
Deux ans après l'excellent «Kontiki», Cotton Mather sort enfin un nouvel album «The Big Picture» tout aussi bon que le précédent. Les yeux et les oreilles de ces quatre texans se sont détournés de leur pays à hamburgers pour se porter vers Liverpool et particulièrement sur un groupe mythique qu'il n'est même pas utile de nommer, pour ceux qui sont toujours dans le vague, il suffit d'écouter leurs albums.

On reconnaît très vite leur influence musicale grâce aux harmonies vocales de Robert Harrison surtout sur le titre «Glory Eyes» et aux guitares pop de Whit William. Les Mélodies, bien que familières au début, nous réservent quelques bonnes surprises, les morceaux quand ils ne sont pas rock, se font caressants et tendres «P ine Box Builder ».

«The Big Picture» est vraiment un album à se procurer et à passer en boucle sur sa chaîne. En plus il sort aujourd'hui dans les bacs! Ca tombe bien.
Béatrice Thalamy


LE TELEGRAMME - mars 2002
Le groupe américain Cotton Mather a décidé de réserver aux Brestois 1 primeur de son nouvel album, le flamboyant « The Big Picture ». Le Vauban abritera l'événement mercredi prochain à partir de 21 h.

Cotton Mather (précédé en première partie de Sweet Apple Pie, fleuron de la nouvelle scène toulousaine) se produira au cabaret Vauban mercredi soir à l'occasion d'une de ces dates pop-rock comme on en voit trop peu souvent du côté du Ponant.

Il y a deux ans, plus d'un « beatle-maniaque » averti était resté scotché en découvrant

« Kontiki », le précédent album de Cotton Mather, opus il est vrai aussi séduisant qu'accrocheur. « The Big Picture », le nouvel album du groupe défendu par les frères Gallagher d'Oasis, baigne dans les mêmes eaux que son prédécesseur. Il permet cependant aux membres du groupe de démontrer qu'ils n'ont paq uniquement écouté l'reuvre de « Fab Four » comprise entre 1965 et 1968. A l'évidence, depuis 2000, Cotton Mather a pris du volume, confirmant les promesses placées en lui par mes amateurs de mélodies subtiles et rythmiques énervées.

Sweet Apple Pie en première partie
Le public aura donc la possibilité de découvrir Is morceaux décomplexés de « The Big Picture » mercredi au Vauban. Le groupe américains sera précédé sur scène de Sweet Apple Pie dont l'album « Everybody Wants to be a Supertiger » est plus que prometteur. La prestation de ces Toulousains sous perfusion d'harmonies anglo-saxonnes promet d'être assez surprenante. Ils sont en effet précédés d'une réputation scènique plutôt flateuse.


Paris Normandie - 16 avril 2002
La pop anglaise qui vient des USA
Noel Gallagher d'Oasis les considère comme l'un des meilleurs groupes qu'il ait écouté depuis dix ans.
Les Cotton Mather n'auraient pas pu rêver meilleure publicité pour leur album « Kontiki » sorti il y a deux ans dans l'indifférence presque générale jusqu'à ce que la vedette de la brit­pop le porte aux nues. Les Texans récidivent avec « The Big Picture », que certaines critiques classent comme l’album brit-pop le plus séduisant de ces douze derniers mois, bien que ce petit bijou de pop psychédélique soit l’œuvre d’Américains.

Ils sortent leur « Revolver »
Même le new musical Express semble partager cet avis puisque le célebre magazine spécialisé anglais considère les Cotton Mather comme le groupe pop le plus intéressant depuis Supergrass. D'autres chroniqueurs n'hésitent pas à les comparer aux Beatles période « Magical Mystery Tour » et « Revolver ». Normal, le leader des Cotton mather s'appelle Harisson (Robert), il ressemble étrangement à Paul McCartney et on croirait parfois entendre John Lennon.


ADEN - 3 et 10 avril 2002
Ces Texans, chouchou de Noël gallagher d'Oasis, sont peut-être les disciples les plus directs des Beatles. Emmenés par Robert harrison( !), ils concoctent une pop psychédélisante qui doit beaucoup aux albums Revolver et Sergeant pepper des quatre de Liverpool. Quatre ans après Kontiki, ils viennent avec The Big Picture, un disque qui reprend les choses là ou john, Paul, georges et Ringo les ont laissées. C'est plaisant mais souvent assez inconséquent.


Paris Normandie- 17 avril 2002
A 20 h, concert à l'Exo 7 de Cotton Mather, le groupe texan très brit-pop que les critiques comparent souvent aux Beatles. Leur pop psychédélique a même séduit Noël Gallagher d'Oasis. Les Toulousains de Sweet Apple Pie en première partie.


Midi Libre - 10 avril 2002
Les enfants des Beatles, Texans et Toulousains, vous saluent bien.
Le leader de Cotton Mather est le sosie de John Lennon. Quand à sweet Apple Pie, ils fleurent bon la pop du début des années 80 : fleurie et énergique.


S'il avait été possible de téléporter les Beales de 1965 à nos jours, on jurerait presque à l'écoute de certains morceaux des Texans de Cotton Mather, d'une paternité tout britannique. Sous la houlette de Robert Harrison (ça ne s'invente pas !), le groupe continue de dessiner avec son deuxième LP The Big Picture des morceaux partagés entre rock, acoustique et ballades dans des pays psychédéliques.

Cette réinvention du son des Beatles de la première heure arrive a convaincre avec ses aspirations rétros et un son brut contemporain.

On sursaute avec plaisir. Tout comme à l'écoute de la recette musicale concoctée par Sweet Apple Pie. Depuis 1996, ces Toulousains aguerrissent leur technique en multipliant les concerts. Présents à Bourges et La Rochelle l'an dernier, Sweet Apple Pie a su faire aimer sa recette, toute simple, deux guitares, trois vox en harmonie, une batterie puissante et maintenant un clavier, débouchant dans univers électrique et fleuri. Il n'est pas déconseiller de tendre l'oreille.


Nova Magazine - mars 2002
Psychédélisme
Noel Gallagher propage partout la bonne parole des Cotton Mather dont le premier album « Kontiki », sorti voici deux ans.
« The Big Picture », le second, tout juste dans les bacs, les voici de retour dans nos contrées. Mélange de pop à l'anglaise et de rock US sixties, le groupe de Robert harrison n'a cessé de déchaîner l'enthousiasme de ceux qui les ont vus sur scène.


Sortir/Paris Normandie - 12 avril 2002
Petit bijou pop psychédélique, leur album « The Big Picture » est sans doute l'un des meilleurs albums de brit-pop de ces dernières années. Leurs mélodies savoureuse ne sont pas sans rappeler celle des Beatles, période Revolver. Pourtant les Cotton Mather ne sont pas Anglais, mais texans, ce qui ne les empêche pas d'être devenus les chouchous de Noel Gallagher d'Oasis. En première partie, le groupe Toulousain Sweet Apple Pie qui tend à prouver que la pop n'est plus du domaine réservé des anglos-saxons.


Les Inrockuptibles - 9 février 2000
Kon Tiki, lui, flottera longtemps dans les mémoires.
Anecdote : c'est Andy Partridge en personne (XTC) qui a porté à notre connaissance le premier album des Cotton Mather lors d'une récente interview. Kon Tiki aura ainsi mis deux ans depuis sa sortie américaine pour venir appréhender nos côtes. L'album se découvre d'abord comme un jeu. A peine ouvert le boîtier, le futur auditeur est confronté à une surprise de taille. Une photo du groupe présente en son sein un sosie de McCartney circa 1966, tellement saisissant de vérité qu'on pense d'abord à un habile montage. Mais non, il s'agit bien du chanteur de Cotton Mather, qui plus est répondant au doux patronyme de Robert... Harrison! Le clonage ne s'arrête pas là. Première écoute et première évidence: là où il y a des gènes, il y a aussi du plaisir. Des merveilles comme Spin my wheels,

Homefront cameo et Autumn birds n'ont pu voir le jour qu'après une écoute acharnée et psychotique de Rubber soul, et Bob Dylan s'arracherait dorénavant un bras pour la partition de Vegetable row.

Ne pas voir pourtant en Cotton Mather de simples maquereaux stylés du bréviaire sixties. Il ne s'agit pas ici de pastiche mais d'une réelle appropriation des dogmes par ces Texans d'Austin, faux bouseux et vrais boutefeux d'une pop en taffetas et crinoline, racée comme un étalon alezan, fourmillante de mélodies insensées. Prions pour qu'une radio inspirée s'empare du tambourin enchanté de My before and after, indulgente raison de ressortir à bon escient du placard sa panoplie Austin Powers. De quoi faire vaciller le piédestal d'Elliott Smith s'il n'y avait cet inconcevable ratage que constitue Hotel Baltimore, suite en sept titres aussi plate et convenue qu'un constat d'huissier, abandonnée aux mauvais soins d'un guitariste bourreau et d'un batteur bourrin, tout juste sauvée du naufrage par le délicat Baby freeze queen ii. Kon Tiki, lui, flottera longtemps dans les mémoires.
Hervé Doukhan


Reviews
Pre-Fabs sprout ? Cotton Mather - Kontiki *****

Tom Cox
Mysterious Texans' awe-inspiring homemade power-pop
Just what did Macca and Ringo think they were doing? A couple of years ago when they gave their public "thumbs-up" to Oasis, a band not even fit to hoover their mansions? Losing the plot? Or silently cackling to themselves, recognizing the fact that Oasis's impression of singing brickies would boost Beatles records sales to new levels while never coming close to challenging them for intelligence, innovation and longevity ?

l'd like to think it was the latter, and that's why 1 believe the ex-Fabs, if they were aware of Kontiki's existence, would openly pour scorn on Cotton Mather from the highest

roof top. This miniscule, thoroughly obscure band from Austin, Texas consists of the people that Paul McCartney wakes up in the middle of the night and sweats about: intelligent men who won't let their Beatles obsession cloud their sense of logic or experimentatio; people who understand the spirit of The Beatles, not just the music. Kontiki (Cotton Mather's second album, produced by latterday power pop supremo Brad Jones [sic])takes "Rain", Lennon's overlooked, mid-fi, Revolver-era masterpiece, as its starting point, adds the energy blast of "A Hard Day's Night", the upside-down view of early Pavement, and the poetic vision of electric Dylan --then puts it ail into a high power psychedelic tumble-dryer. The result --and there's no getting away from this --is a Beatles record. But it's a brilliant, brand-spanking new Beatles record. Imagine if John wrested complete control from Paul and George in 1967 and travelled into the future to learn from his own star pupils --that's what seemed to have happened here on songs like "Spin My Wheels" (Lennon overseeing the creation of Big Star's "Thirteen") and "Church of Wilson" (Lennon checks out Guided By Voices' Bee Thousand).

Does a Texan - Cotton Mather's resident boffin, Robert Harrison --have any right to imitate the singing voice of a dead Liverpudlian? Of course he does, when you consider the Liverpudlian in question was imitating a dead Texan, Buddy Holly, in the first place. Cotton Mather (named after a 17th century pastor who delivered sermons in puritanical Boston) are simply the latest example of the American underground's crusade to reclaim its musical heritage from Sixties Britain --perhaps the finest example yet. The Beatles to Guided By Voices' Who and The Brian Jonestown Massacre's Stones.

Kontiki is a record primed to make a good mood even better, the sound of a band going jelly-iegged, bowled over by their own inspiration overload: "Shit. Where did ail these hooks come from? How do 1 organise them?" Harrison seems on the verge of laughing at his own genius when he inserts a seductively timed "Oh yeah" into "My Before And After", or later, during the same track, "makes an obtuse reference to The Manchurian Candidate sound as effortlessly digestible as the chorus to "1 Wanna Hold Your Hand". 1 chuckled, too, the first time 1 heard this album --1 felt like it had been designed just for me. If Lennon's your favourite Beatle and Radio City's your favourite Big Star album, you're guaranteed to feel the same.
Music to smile yourself to death to.


The Guardian (London) 3 juin 1999
Absolutely Fabs Cotton Mather - Tom Cox
Dingwalls, London
There is a strange reverberation from the heavens when Robert Harrison, Cotton Mather's lead singer, opens his mouth: it is the sound of John Lennon's spirit waking up. If Lennon had listened to nothing but himself for a decade and received a first-class degree in Lennon studies from the University of Lennonshire, he probably still wouldn't sound this much like himself.

It has to be said: Cotton Mather sound a lot like the Beatles. But not in the brash, unimaginative way that Oasis sound a lot like the Beatles. Cotton Mather's mission is to revamp, not replicate. Their recent Kontiki album could have been a secret Fabs' anthology, conceived entirely from psychedelic nuggets that John and George recorded at home on a four-track tape recorder and had consigned to the cutting-room floor by their mainstream spoilsport mate, Paul.

Cotton Mather are never going to recreate Kontiki's secret layers and rhapsodic tempo changes live, but tonight they get close. Four classic southern gentlemen with an average age of 'thirty-something', even their Pete Townshend-style scissor kicks are polite. Their last British visit was restrained and nervous, but tonight is a full-throttle affair: more Lennon -fronted Who than straight Beatles. Lost My Motto is a power-chord avalanche that really should be accompanied by ritual guitar trashing. Password solders the liquid high of Help! on to Dwight Twilley's rockabilly romanticism. Most exuberant of ail is My Before And After: a super-sweet hook overload that manages to squeeze an LP's worth of tunes into three minutes.

Beatles purists who have a problem with this should look at the historical evidence: John Lennon was a Liverpudlian who modelled his voice on a dead Texan. Robert Harrison is a Texan who's modelled his voice on a dead Liverpudlian with a voice modelled on a dead Texan.


ROCK'N'FOLK - Mars 2000
31 Janvier, Chesterfield Café (Paris)
Avec leurs costumes cintrés, leurs guitares carillonnantes et les bondissements townshendiens de leur leader Robert Harrison, les quatre de Cotton Mather avaient certes l'air de débarquer d'une capsule en provenance directe de l'année 1966. Heureusement, avant d'être le disque que Noel Gallagher aurait voulu enregistrer, leur album "Kontiki" est surtout rempli à ras bord de grandes chansons telles "Password" ou "My Before And After". Résultat, le combo garage pop d~ustin aura largement réussi sa première sortie parisienne, exécutant avec panache ce répertoire sans faille dont on n'a pas fini de reparler. Une belle confirmation.
Cedric Rassat




Krystel & Coyote
Juin 2002
© LucyInTheWeb

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