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Retrouvez régulièrement sur Lucy toute l'actualité de John, Paul, George, Ringo et tout ce qui a trait de près ou de loin aux Beatles. Nous collectons et recoupons pour vous les informations aux quatre coins de la Toile pour ne vous donner que le meilleur et le plus juste possible. Bonne lecture ! |
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Vendredi 09 février 2001 :

Quarrymen : biographie & interview

Le biographe officiel des Beatles, Hunter Davies, est chargé de rédiger la biographie des Quarrymen. Rappelons que ce combo, à l'origine un groupe de skiffle, est le premier fondé par John Lennon, du nom de son lycée, le Quarry Bank, et deviendra par la suite les Beatles.
Nous savons tous ce qui est arrivé à John, mais que sont devenus les cinq autres ? Hunter Davies raconte l'histoire de chacun d'entre eux au cours des 40 dernières années, depuis leurs débuts en jouant avec John Lennon à l'école.
Tout comme il raconte leurs histoires personnelles, il relate également ce que les Beatles eux-mêmes faisaient, passant d'une vie ordinaire au début des Quarrymen pour arriver enfin au sommet de leur gloire. Les Quarrymen se sont réunis de nouveau, en 1997 à Liverpool au court d'une réunion au Cavern Club. La publication de cette biographie est prévue pour mai.
Interview avec Rod Davis des Quarrymen
Rod se souvient du jour où John Lennon rencontra Paul McCartney
Où avez vous rencontré John Lennon pour la première fois ?
J'ai rencontré John lorsque j'avais 4 ou 5 ans. Je vivais à Woolton et toute personne qui fréquentait l'Eglise allait forcément au St Peter's Sunday School. Dans la même classe, il y avait Pete Shotton, Nigel Whalley, Ivan Vaughan, Geoff Rhind… à peu près 15/20 enfants. Lennon et Shotton étaient toujours les premiers à mâcher du chewing gum ou autre chose dans le genre.
Etaient-ils de mauvais garçons au début ?
Oui, ils poussaient les limites. Je vivais au bas de la colline, et eux vivaient de l'autre côté, nous n'étions pas amis.
Avez vous toujours considéré John et Peter comme de mauvais garçons ?
La Quarry Bank School était très orientée sur les valeurs académiques donc tout élève qui ne partageait pas les mêmes ambitions sortait facilement du rang. Ils n'étaient pas désespérément mauvais, mais dans le contexte de cette école, ils étaient des rebelles. Pour être inséré dans cette société, il faut s'y conformer, mais John était très chanceux et dans sa vie, sa non conformité fût récompensée !
Comment avez-vous commencé dans la musique ?
Lorsque j'avais 4 ans, ma mère dont j'ai toujours pensé qu'elle aurait préféré avoir une fille, m'inscrivit dans un cours de danse - ce qui explique pourquoi je bouge si bien maintenant ! Dans ma classe, il y avait Rita Tushingham. Lorsque j'ai eu 6 ans, ma sœur est née, merci mon Dieu ! J'ai ainsi pu retirer mes chaussons de ballet. J'ai commencé par jouer du piano, mais cela ne m'inspirait pas. Mon frère et moi avons abandonnés les leçons lorsque j'avais 11 ans.
Après est arrivé la période du skiffle, ma mère et mon père jouaient du violon, lorsque le Rock Island Line est sorti, j'ai essayé de trouver un instrument. J'avais un oncle qui jouait aussi du violon et son frère du banjo et de la guitare. Malheureusement pour moi, et peut-être heureusement pour les Beatles, il vendu sa guitare avant que je ne m'y intéresse. Je suis donc revenu chez moi avec un banjo que j'avais payé 5 livres en 57, ce qui représentait tout de même une sacrée somme. Je l'ai acheté un samedi, et le lundi suivant, je me suis rendu à l'école et j'ai vu Eric Griffiths. Je lui ai raconté que j'avais acheté un banjo et il m'a demandé si je voulais rejoindre un groupe de skiffle : j'ai répondu oui !
C'était les débuts des Quarry Men ?
Oui. J'ai demandé qui faisait partie du groupe. Eric m'a répondu qu'il y avait John Lennon, Pete Shotton et Bill Smith. Je connaissais bien Lennon, Shotton et Eric parce que la Quarry Bank était divisée en bâtiments et bien que je n'étais pas dans la même classe qu'eux, nous étions dans le même bâtiment. Nous étions ensemble une demi-heure par jour, c'était probablement en mars d'après nos souvenirs. Mon père tenait un livre de bord où cette période est mentionnée.
Eric avait l'habitude de me crier quelle corde je devais utiliser, mais par la suite, un certain talent se dévoila en moi et je réalisais que je pouvais le faire tout seul. Nous allions nous entraîner chez Julia, la mère de John qui s'exclama la première fois : " Oh un banjo ! Un vrai banjo ! Donnez le moi, c'est encore mieux qu'une guitare ! ". Elle grattait les cordes et nous montrait ainsi comment jouer quelques morceaux.
Que pensiez-vous de Julia ?
C'était une personne gentille, heureuse et amicale. Lorsque nous allions chez elle, nous nous entraînions dans la salle de bain parce que l'acoustique de la pièce était la meilleure, elle nous permettrait de nous écouter.
Vous rappelez-vous de votre premier engagement ?
L'un des premiers était au Golf Club Childwell mais nous avons peut-être joué avant à St Peter. Je m'en souviens parce que notre costume de scène était supposé être un t-shirt blanc et un jean noir, ce qui a donné le nom de notre groupe : " Black Jacks " mais beaucoup de parents - comme les miens - n'autorisaient pas le jean. Je suis allé voir mon ami Mike Rice et il m'en a vendu un. Le Club a fait quelques enregistrements pendant que nous jouions, j'espère pouvoir y retrouver la date. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés les Black Jacks. Le père de Nigel Whalley était membre du club (d'ailleurs par la suite, Nigel est devenu joueur de golf professionnel).
Lorsqu'on nous a redemandé de jouer, nous avons décidé de changer de nom pour nous appeler les Quarrymen, venant du nom de notre école, la Quarry Bank.
Cela s'écrit en un ou deux mots ?
Je n'ai jamais été certain. Je l'écris en un seul mot, et John Lowe en deux. Je pense que c'était en un seul mot.
Considérez-vous St Peter comme un grand événement ?
Oui. Le public était totalement différent. Nous avions l'habitude de jouer pour un public jeune, c'est toujours difficile de jouer pour un public dont vous ignorez s'il va être réceptif à ce que vous faites.
Vous souvenez-vous plus particulièrement du jour en lui-même ?
Je me rappelle avoir fait le chemin à l'arrière d'un camion. Je lisais un livre de Jim O'Donnells. Nous descendions Church Road et Kings Drive lorsque je réalisai que nous n'avions pas de microphone. La seule chose qui m'attriste, c'est que personne ne semble avoir pris de photos de nous à l'arrière du camion. J'ai des séries de photos de 58, 59 mais rien de 57. Mon propre père qui a photographié chaque arbre, chaque pousse d'herbe, n'a jamais pris de photos simples. J'ai même regardé les négatifs, mais n'y ai jamais rien trouvé !
Après, vous êtes allé à l'Eglise où la rencontre historique eut lieu.
J'ai quelques ennuis avec ça justement (…) l'idée que Paul montra à John quelques accords sur la guitare d'Eric me parait difficile car Eric était droitier, il ne pouvait donc pas s'en servir. Il fallait avoir un sacré talent pour le faire. J'ai demandé à Eric ... et il s'est souvenu de la rencontre lorsque Paul les impressionna avec sa guitare, mais cette scène eut lieu plus tard, dans la maison de Paul.. C'est plus censé pour moi, mais gâche une merveilleuse histoire !
Qu'avez-vous fait lorsque vous avez quitté les Quarrymen ?
Mon frère et moi avions acheté des guitares en septembre 57, il y avait un pianiste de jazz à l'école qui s'appelait Gérald Greenwood et un autre du nom de Les Brough, nous avons monté un trio de jazz.
Traduit de l'anglais par Lucy In The Web !
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